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La sécheresse touche la quasi-totalité de la région
Bilan météo au 31 octobre 2009
Jura agricole et rural
Publié le:  05 novembre 2009
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En dehors de Lanas en Ardèche, toutes les stations météorologiques de la région affichent un cumul de précipitations pour le mois d’octobre inférieur de 25 à 50 % par rapport à la normale. La tendance est également mauvaise pour le rechargement des nappes phréatiques qui a commencé depuis le mois de septembre avec des déficits qui vont de 80 % à 35 %.

L’été indien n’a pas que des bons côtés. Les températures très douces et les faibles précipitations du mois d’octobre ont offert un début d’automne exceptionnel au regard des normales saisonnières. Les bilans hydriques d’octobre soulignent en effet le déficit important en précipitations que la région est en train de subir.

En dehors de la station ardéchoise de Lanas qui a reçu pratiquement autant d’eau qu’à la normale, toutes les stations affichent des précipitations en dessous de la moyenne des années de 1991 à 2000 de 25 % à 80 %.

Déficit très prononcé dans les Alpes

En octobre, les trois stations de l’arc alpin affichent le bilan le plus bas avec un cumul de pluies inférieur de 82 % à la normale pour Bourg-Saint-Maurice. 71 % à Thonon-les-Bains et 60 % à Chambéry. Bourg Saint-Maurice n’a reçu que 17,8 mm d’eau contre 98,5 mm attendus, Thonon-les-Bains 30,5 mm contre 105 mm normalement et Chambéry 51,8 mm pour 129,4 mm habituellement.

Dans les autres stations, le manque de précipitations pour le mois d’octobre oscille entre 25 % et 53 %. À Dijon, il est tombé moitié moins d’eau que par rapport à la normale, tandis qu’à Mâcon, il manque 40 % des précipitations.

C’est dans une vaste zone de 80 km autour de Lyon qu’il a fait le moins sec. Saint-Étienne accuse un manque de seulement 25 % par rapport aux précipitations normales, 28 % à Lyon Saint-Exupéry, 32 % à Ambérieu et 44 % aux Sauvages dans le nord des monts du Lyonnais.

Les nappes phréatiques souffrent

Après un mois de septembre et un mois d’octobre très secs, l’année hydrologique qui permet la recharge des nappes phréatiques démarre mal.
C’est en effet de septembre à juin que ces réserves d’eau souterraines se reconstituent. Or, depuis le 1er septembre, l’ensemble de la région accuse un déficit de précipitations compris entre 81 % et 35 %.

Les trois stations de l’arc alpin accusent un manque cruel d’ondées.
Bourg Saint-Maurice n’a reçu que 19 % des pluies normales sur deux mois, soit seulement 34,6 mm contre 182 mm en moyenne, Chambéry 26% et Thonon-les-Bains 34 %.

Dans les autres stations météorologiques le manque est moins fort mais reste problématique. Seules deux stations, Saint-Étienne et Les Sauvages, cumulent plus de 60 % des pluies normales. Toutes les autres sont en dessous. Il manque ainsi la moitié du cumul normal de précipitations à Lyon Saint-Exupéry, Dijon, Lanas, Ambérieu, Mâcon, Montmorot et Montélimar. Saint-Geoirs en Isère est en déficit de 56 %.

Il va donc falloir plusieurs mois bien arrosés pour refaire le retard pris dans le rechargement des nappes phréatiques.




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