La deuxième campagne de vaccination obligatoire contre la FCO est déclarée « ouverte ».
Ses modalités techniques et financières ont été précisées lors du dernier comité national de suivi. L’engagement pris par Bruno Le Maire selon lequel cette vaccination ne serait pas à la charge des éleveurs est en partie tenu mais sous conditions...
La vaccination contre la FCO est à nouveau obligatoire pour une période de 12 mois. Elle concerne tous les animaux des espèces bovine et ovine - y compris ceux détenus par des éleveurs non professionnels - à compter de l’âge de 2,5 mois pour les bovins et de 3 mois pour les ovins. Cette vaccination est réalisée par le vétérinaire sanitaire.
Pour les ruminants pour lesquels le ou les vaccin(s) disponible(s) ne dispose(nt) pas d'ATU ou d'AMM - caprins notamment - la vaccination ne relève pas du caractère obligatoire mais bien d’un choix effectué par l’éleveur. Dans ce cas, la vaccination est réalisée sous la responsabilité du vétérinaire, en application du principe dit de la « cascade ».
La vaccination reste à ce jour le seul outil efficace en matière de FCO. Au regard du contexte économique actuel, la vaccination est un acte essentiel pour éviter des pertes en élevage supplémentaires et pour ne pas perdre la diversité des débouchés commerciaux. Elle est de plus payée par l’État mais selon des délais à respecter.
Une « gratuité » limitée dans le temps
L'État prend en charge le coût des vaccins et la réalisation de l'acte de vaccination pour les vaccinations effectuées entre le 1er novembre et le 31 mars 2010.
Au-delà de cette date, la vaccination reste obligatoire mais sera intégralement à la charge de l’éleveur !
Ainsi pour toute vaccination réalisée jusqu’au 31 mars, les vétérinaires factureront « vaccins et actes » directement à l’État. Il est donc impératif que vous déclariez le plus tôt possible à votre vétérinaire votre intention de vacciner avant la date butoir et que vous la programmiez en même temps qu’une autre visite (prophylaxie, visite obligatoire bisannuelle, bilan sanitaire...) !
Exigibilité de la vaccination
Les deux injections de primo-vaccination pour un même sérotype doivent obligatoirement être réalisées avec le même vaccin.
Compte tenu de la disponibilité en vaccin monovalent il est vraisemblable que l’ensemble des animaux vaccinés d’ici le 31 mars le sera avec ce type de vaccins. Il ne faut donc pas attendre les vaccins bivalents pour la réaliser au risque de ne plus être pris en charge !
La vaccination des cheptels est exigible dès la date de rappel ; ce rappel annuel de vaccination doit être effectué dans un délai inférieur à 12 mois après la vaccination précédente. Toutefois, un retard maximum d’un mois peut être toléré.
Mais attention, cette tolérance ne s’applique pas pour les rappels de vaccination effectués sur des animaux destinés à l’export !
NB : tout élevage pour lequel une absence de vaccination voire un refus de vacciner est constaté, sera passible de sanctions selon articles du code rural s’y rapportant.
Traçabilité de la vaccination
Pour les bovins quittant leur exploitation pour une destination autre que l’abattoir, le passeport reste toujours le support pérenne à l’information vaccinale.
Les informations relatives à 2009/2010 seront donc à nouveau reportées au verso de celui-ci !
En élevage, la liste complète des animaux vaccinés devra être conservée dans le registre d’élevage.
Cette preuve de réalisation devra comporter en plus de l’identification complète des animaux concernés, les dates de vaccination et noms des vaccins utilisés ; elle sera également signée de l’éleveur et du vétérinaire.
Dérogations possibles
• Cas particulier des animaux abattus sur le territoire national
Les jeunes animaux destinés à la boucherie avant l’âge de 10 mois continuent de bénéficier d’une dérogation à l’obligation de vacciner. A contrario les animaux d’engraissement détenus exclusivement en bâtiments fermés ne dérogent plus à cette vaccination. Désormais seuls les animaux concernés par un rappel vaccinal et destinés à la réforme pourront y déroger s’ils sont abattus dans un délai maximal de 4 mois après le délai de rappel prévu.
• Cas particulier des éleveurs qui ne souhaitent pas faire vacciner leurs animaux
L'amélioration de la situation sanitaire a permis d'envisager un protocole dérogatoire à la vaccination. La dérogation ne peut être demandée que pour la totalité du cheptel et non pour une partie seulement.
Elle ne doit néanmoins pas conduire à exposer les troupeaux voisins au risque de la FCO. Un protocole permettant d'apporter un niveau de sécurité sanitaire est en cours de finalisation.
Il repose sur la démonstration préalable de l'absence de circulation virale avec un coefficient de sécurité acceptable dans le troupeau.
Cette démonstration analytique sera réalisée aux frais du demandeur et devra accompagner la demande de dérogation à transmettre à la DDSV avant le 31 décembre 2009. En cas de mise en œuvre de cette dérogation, les animaux feront l'objet de restrictions avant mouvement (vaccination ou désinsectisation et analyse virologique) et les troupeaux feront l’objet d’un suivi particulier.
NB : ce protocole dérogataire ne sera pas ouvert aux cheptels dont les animaux partent en transhumance ni aux cheptels déclarés comme foyers de FCO.


