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L’origine des émissions de gaz à effet de serre en élevage herbivore |
Le dioxyde de carbone participe au cycle de la vie sur terre. Avec la révolution industrielle à la fin du XIXe siècle, l’homme en brûlant quantité d’énergies fossiles a bouleversé un équilibre fragile.
Depuis quelques décennies, les scientifiques ont découvert un lien entre la hausse du taux de CO2 dans l’atmosphère et le réchauffement anormal de la planète.
Et pour cause, le CO2 est un puissant gaz à effet de serre. Comme le méthane, le CO2 bloque une partie de la chaleur émise par la terre vers l’espace. Cet effet de serre a permis à la vie de se développer sur la planète. Sans cela, les températures en surface seraient inférieures de plus de 30°C.
Pendant des millions d’années, la planète a stocké très lentement des milliards de tonnes de CO2 atmosphérique dues à l’activité volcanique. C’est notamment grâce à la photosynthèse des végétaux que le CO2 de l’air a été absorbé et piégé.
Le dioxyde de carbone a ainsi été emprisonné sous diverses formes dans l’écorce terrestre (avec la fossilisation créant pétrole, gaz et charbon), dans les océans (calcaire) ou dans la biosphère (règne animal et végétal).
Cependant, avec le fort développement des activités humaines et surtout la combustion des énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon), le taux de CO2 dans l’atmosphère s’est fortement élevé provoquant un accroissement de l’effet de serre.
Des puits de carbone agricoles
D’après les scientifiques du GIEC (groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), la hausse des températures de la planète va se situer entre 2 et 6°C en moyenne. Ce réchauffement va provoquer des quantités de modifications climatiques, notamment en amplifiant les phénomènes extrêmes comme la sécheresse et les précipitations. L’agriculture sera fortement impactée avec des perturbations des cycles de vie, des saisons et des rendements.
Le réchauffement climatique pourrait également perturber le cycle du carbone.
Ainsi, les océans stockent une grande quantité de carbone par dissolution.
Cependant, une hausse trop importante de la température des océans inverserait le processus. Les océans relâcheraient alors du CO2 au lieu d’en capter.
Ce serait alors un emballement catastrophique pour la vie sur terre.
Dans cette lutte pour la maîtrise des rejets de CO2, l’agriculture peut jouer un rôle. Par exemple, les sols riches en matière organique (bactéries, champignons, myriapodes, insectes, vers, etc.) séquestrent beaucoup de carbone. Pour y parvenir, il faut commencer par stopper l’érosion des sols et limiter les produits chimiques qui appauvrissent les sols en perturbant son fonctionnement.
La replantation de haies, le maintien des prairies permanentes et des tourbières ou encore l’agroforesterie sont également des pistes pour séquestrer du carbone via l’agriculture.


