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Début de campagne correct dans une conjoncture difficile
Grandes cultures
Jura agricole et rural
Publié le:  12 novembre 2009
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Les cultures de colza d’hiver affichent un beau développement en ce début de campagne.

Les conditions météorologiques de ce début de campagne sont plutôt favorables aux colzas et céréales d’hiver : les gelées de la dernière décade d’octobre n’ont pas causé de dégâts importants et les précipitions de ces derniers jours ont conforté l’alimentation hydrique des cultures.

La campagne 2009-2010 démarre sous de bons auspices en Franche-Comté. Pour les colzas d’hiver notamment.

« Les colzas sont globalement magnifiques, comme rarement, explique Éric Raclot, technicien grandes cultures à la chambre d’agriculture de Haute-Saône : il y a beaucoup de développement. Localement, on observe des risques d’élongation. Les charançons de la tige qui étaient présents, n’ont pas fait beaucoup de dégâts sur le bourgeon terminal. On a pu aussi voir des pucerons, mais sans préjudice apparent sur le potentiel. »

De même les assez fortes gelées de la dernière décade d’octobre ont été très bien supportées.

« Ce qui n’est pas le cas sur les plateaux de Bourgogne, où les conditions sèches de septembre ont décalé la levée, ce qui fait que les colzas étaient moins bien développés et moins solides : il y a eu un peu de casse en Côte-d’Or, Yonne… » Enfin, la moindre pression des limaces a aussi permis de réaliser des économies sur les hélicides.

Surveiller les limaces

Pour les céréales d’hiver, les conditions de préparation du sol et d’implantation ont été également propices, avec un mois de septembre sec et bien ensoleillé.

« Les récoltes de maïs ont pu se faire dans des bonnes conditions de portance, précocement, avec des taux d’humidité du grain réduits qui ont permis de limiter les frais de séchage. Sur le plan agronomique, on peut semer du blé derrière un maïs dans de bonnes conditions de structure du sol et à des dates qui ne pénalisent pas le potentiel de rendement. C’est une situation très rare. », relève le technicien.

Lors de la dernière semaine d’octobre, on a pu observer d’importants vols de cicadelles, favorisés par des températures douces. « Ces insectes sont vecteurs de viroses (maladie des pieds chétifs du blé par exemple) et selon le stade de développement du blé, certains agriculteurs ont choisi de traiter. »

Côté désherbage, c’est le moment d’observer attentivement l’évolution du salissement des parcelles, de manière à pouvoir traiter si nécessaire dès la prochaine fenêtre climatique. Il faudra également surveiller la montée en puissance du risque limace, favorisé par les conditions humides.

En adaptant toutefois la stratégie à une conjoncture économique plutôt morose : les prévisions de disponibilités mondiales pour 2009/2010, confortables en maïs et surtout en blé, orientent les cours à la baisse. Le prix franc-comtois du blé tendre en septembre était inférieur à celui du maïs pour la seconde fois de l'année.

Les perspectives d'une très grosse moisson américaine de soja provoquent le repli des cours des oléagineux. La bonne récolte européenne 2009 de colza joue aussi dans ce sens.




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