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Abondance de blé, pléthore d’orge, équilibre du maïs
Conjoncture céréales
Jura agricole et rural
Publié le:  12 novembre 2009
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Selon FranceAgriMer, la récolte de maïs est un peu moins abondante que prévue. En revanche, les disponibilités restent abondantes pour le blé et l’orge.

Après la sensible réduction des surfaces et de la production de blé tendre opérée par le Conseil spécialisé céréales de FranceAgriMer le mois dernier, la réunion du 4 novembre n’a pas donné lieu à de nouvelles modifications notables des précédents bilans, si ce n’est une réduction de la prévision de récolte de maïs, passant de 15,08 Mt à 14,8 Mt, conséquence d’une diminution de la surface.

Le maïs subit aussi une révision en baisse de 100 000 t des prévisions d’incorporation dans l’aliment du bétail, reflet des difficultés de l’élevage et d’un recours plus fréquent à l’utilisation des céréales à la ferme.

En revanche les ventes de maïs à l’Union européenne ont été revues en hausse de 160 000 et le débouché éthanol maintenu à 500 000 t. Avec 1,9 Mt, le stock de report de maïs est abaissé de 330 000 t, bilan bien équilibré.

Stock lourd en blé

Ce n’est pas le cas du blé dont le report est prévu à 3,38 Mt, soit 15 % de plus que le niveau déjà élevé de l’an dernier. Le Conseil a maintenu son objectif d’exportation de blé vers les pays tiers à 8,75 Mt, malgré le ralentissement, depuis quelques semaines, de la délivrance de certificats d’exportations. 6 Mt ont été attribuées depuis le début de la campagne (dont 2,6 pour la France) contre 7,1 l’an dernier à la même date.

Sur le marché international, les prix du blé se sont significativement redressés depuis la mi-septembre et les écarts de prix exprimés en dollars considérablement réduits entre les différentes origines. Mais la fermeté de l’euro pénalise les exportations européennes et la situation a peu de chances de s’inverser à court terme constate FranceAgriMer.

L’origine Mer Noire constitue la principale concurrence pour les blés européens, car si le disponible exportable ukrainien est en fort recul à 7,5 Mt contre 12,9 Mt en 2008/2009, les exportations russes devraient atteindre un record à 19 Mt.

L’arrivée prochaine de la moisson de l’hémisphère Sud se traduira par une forte hausse de l’offre australienne et un effondrement de la production brésilienne que son habituel fournisseur, l’Argentine, ne pourra pas entièrement compenser. Il n’est donc pas exclu que le Brésil se porte acheteur sur l’Europe, notamment en Allemagne, voire en France.

Premières offres à l’intervention pour l’orge

Dans l’immédiat, c’est sur l’orge que la concurrence de la Russie et de l’Ukraine se fait le plus durement sentir pour la production européenne et notamment française. Les certificats d’exportation d’orge fourragère de l’UE vers les pays tiers pourraient être en retrait de 2 Mt sur la précédente campagne. En 2009/2010, le bloc Russie/Ukraine serait en mesure d’exporter 7,5 Mt d’orge fourragère contre moins de 3 Mt pour l’UE.

Depuis plusieurs mois, l’orge fourragère est nettement en dessous du prix d’intervention et dès l’ouverture de celle-ci, l’Allemagne a offert 147 000 t. Le démarrage est timide en France avec deux offres pour 13 000 t. Mais FranceAgriMer annonce un potentiel de capacités de stockage de 1 Mt.

À noter que dans les bilans orge, une ligne a été ajoutée pour la destination éthanol : 60 000 t. Ce n’est pas encore de nature à alléger significativement un stock de report pharaonique de 3,3 Mt marché, mais le symbole est intéressant.




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