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Un appel a été lancé aux responsables d'organisations professionnelles, à ne pas augmenter les tarifs de leurs prestations pour 2010. |
Le conseil d’administration de la FDSEA du Jura, réuni à Lons-le-Saunier le 16 novembre dernier, s’est penché en détail sur les mesures du plan d’urgence annoncé par le président de la république.
Outre la reconduction du remboursement de la TIPP, ce sont bien entendu les différents prêts et leurs conditions d’accès qui ont été détaillés.
« Même si ce globalement ce plan est insuffisant pour répondre aux difficultés des agriculteurs, nous devons tout mettre en œuvre pour qu’aucun d’entre nous ne reste sur le bord de la route. Ce plan n’est pas une réponse à la situation des prix mais nous devons inciter les agriculteurs à l’utiliser en attendant des jours meilleurs. »
C’est en ces termes que le président Frédéric Perrot a présenté le dispositif en ajoutant que « face à cette crise sans précédent, la mobilisation pour les agriculteurs doit être de la responsabilité de tous : banquiers, organisations professionnelles, coopération, mutualisme. »
Afin de concrétiser cette mobilisation collective, la FDSEA va provoquer la création d’une cellule de crise chargée d’apporter des réponses individuelles et complémentaires au plan de l’État.
De plus, dans les tout prochains jours, la FDSEA va demander aux responsables d’organisations de ne procéder à aucune augmentation de tarifs de leurs prestations pour l’année 2010. Enfin, la région Franche-Comté a été sollicitée par la FRSEA pour venir abonder le dispositif d’urgence et ainsi, contribuer à diminuer le taux des prêts de trésorerie.
Une démarche de proximité
Dans le prolongement de ce travail entre organisations professionnelles, le conseil d’administration a décidé d’organiser d’ici fin décembre, une série de réunions intercantonales pour informer les agriculteurs et échanger avec eux. Cette démarche de proximité doit être l’occasion de débattre de la situation que vivent les agriculteurs, du rôle du syndicalisme et de la suite à donner au mouvement.
Parmi les autres sujets abordés, les perspectives de marchés, la contractualisation, l’observatoire des prix et des marges et la condamnation des grandes surfaces à 24 millions d’euros ont largement alimenté les débats.


