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« Arrêter cette campagne contre les vaccins ! »
Assemblée générale du GDS 39
Jura agricole et rural
Publié le:  26 novembre 2009
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Les délégués cantonaux du GDS 39 se sont mobilisés le 19 novembre à Villeneuve-sous-Pymont pour aborder plusieurs sujets d’importance. D’abord directement liés à la vie interne de la structure, avec le renouvellement du conseil d’administration, mais aussi tournés vers l’avenir et la prévention avec la vaccination contre la FCO, le plan de lutte contre la BVD et pour clôturer la matinée, une intervention sur la salmonellose, qui réclame toute la vigilance des éleveurs.

Pour beaucoup d’éleveurs présents, cette assemblée générale du groupement de défense sanitaire fut une première. En effet, tous les 4 ans, les échelons cantonaux renouvellent leurs représentants au Groupement de défense sanitaire et les 74 délégués nouvellement élus, étaient donc invités à participer à l’assemblée générale de leur structure et à élire leurs représentants au conseil d’administration (résultats ci-dessous).

« Les nouveaux administrateurs devront préparer l’avenir et anticiper les nouvelles crises, tout en veillant à ne pas grever les trésoreries des exploitations. Je ne doute pas qu’ils sauront répondre à tous ces défis », déclare Claude Métraille, président du GDS39.

Vaccination presque gratuite

En matière de crise, l’année 2008 ne fut pas de tout repos. L’explosion des cas de FCO a entraîné des pertes dans les élevages et la mise en place de la vaccination, d’abord laborieuse, s’est finalement régularisée fin février 2009 avec l’arrivée massive de vaccins.

« La vaccination 2008-2009 peut être considérée comme un succès », estime Christian Jourdain, responsable du service santé animale à la DDSV. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la France est passée en un an de 30 000 foyers FCO à 79 aujourd’hui. Le Jura est passé de 320 à zéro.

« Pour ne pas perdre tout le bénéfice de cette action, une nouvelle campagne de vaccination se met en place, obligatoire pour une période de 12 mois et quasiment gratuite, ce jusqu’au 31 mars 2010 », rappelle Christian Jourdain.

La gratuité prend en compte le vaccin et l’acte d’injection. Il reste à la charge de l’éleveur la vacation, qui devrait être fixée par convention à 22,73 euros. Les éleveurs auront donc avantage à coupler la vaccination avec une autre visite sur l’exploitation (visites de prophylaxie, sanitaire ou d'introduction).

Éventuels effets secondaires ?

Des éleveurs profitent de la présence des représentants de services vétérinaires pour alerter sur des augmentations des taux cellulaires dans le lait et parfois des avortements survenus quelque temps après la vaccination. « N’allons pas trop vite pour établir des liens de cause à effet qui doivent être étudiés scientifiquement, insiste Annick Paquet, directrice de la DDSV. Les causes peuvent être multiples ».

Néanmoins la question a été entendue et aussi bien le GDS que le contrôle laitier étudieront les éventuelles corrélations en se basant sur les données existantes : taux cellulaires, dates de vaccination…

Pour Michel Cètre, il ne faut pas tergiverser : « La vaccination reste le meilleur moyen de se prémunir et d’éradiquer des maladies. La difficulté est de faire remonter les observations sur d’éventuels effets secondaires ». Franck David, représentant du conseil général et vétérinaire, pense qu’il faut « répondre aux questions légitimes" mais qu'il faut "arrêter cette campagne délirante contre les vaccins ! ».

Le rôle du GDS comme lors de la dernière campagne portera sur la communication, l'édition de documents d'accompagnement des vaccinations et la saisie de la vaccination à l'animal. Pour 20008-2009 seuls 5% de bovins ne sont pas encore enregistrés (dérogataires, en attente du retour du DAV ou en refus de vaccination).

Parmi les missions du GDS plusieurs sont menées par convention avec la DDSV. Ainsi la gestion des introductions pour les maladies contagieuses est déléguée au GDS depuis le 21 juillet 2008 et la gestion des prophylaxies bovines depuis 2009, avec notamment l'édition et l'envoi des documents (ASDA, documents d'accompagnement des prélèvements et des vaccinations).

Un plan de lutte contre la BVD

La diarrhée virale bovine (BVD) a un impact économique important sur les exploitations et le GDS a mis en place un groupe de travail avec l'ensemble des acteurs de l'élevage. La stratégie de lutte contre la BVD ne prévoit pas d'action collective visant l'éradication dans un premier temps.

La protection des cheptels se fera par des contrôles systématiques à l'introduction et l'incitation des éleveurs à vacciner les femelles avant gestation susceptibles d'être exposées au risque BVD.
Le GDS tiendra également à jour une carte de la BVD dans le Jura.

« Le nouveau plan BVD du Jura prévoit également un balayage volontaire annuel des jeunes animaux dans les élevages vendeurs de génisses reproductrices », précise Jean-Pierre Descôtes, vétérinaire conseil du GDS.

Le GDS a décidé de prendre en charge à hauteur de 25 % les frais d'analyse sur jeunes animaux la première année et à 60 % les analyses lors d'introduction ce qui permettra de les mettre à disposition des éleveurs à un tarif de 2,70 euros. Sensibilisés aux enjeux, les délégués cantonaux présents ont voté à l'unanimité les modifications de statuts du règlement intérieur rendant automatique l'analyse à l'introduction pour les adhérents du GDS.

Rappelons que la certification « bovin non IPI » est acquise une fois pour toutes par l'animal et répond à l'exigence de garantie des acheteurs de bovins. Le Jura dispose d'un fichier d'animaux garantis « non IPI » d'environ 18 000 bovins.

Cette mention devrait apparaître automatiquement sur l'ASDA (ou au moins par une étiquette autocollante à apposer sur l'ASDA).

L'assemblée générale du GDS fut aussi l'occasion de rappeler le champ de compétence du laboratoire départementale d'analyses (agriculture, analyses d'eau, viticulture, aquaculture, apiculture...) et la participation financière du conseil général dans le domaine de la santé animale, soit environ 150 000 euros en 2008-2009 ce qui permet de prendre en charge 35 % du coût total des analyses.

Alain Maire-Amiot, directeur du GDS 39, après avoir présenté les activités du groupement, a également attiré l'attention de l'assistance sur deux points : l'importance du bilan sanitaire volontaire dans le cadre du nouveau décret sur les médicaments et la possibilité d'utiliser les filières de tri et de collecte des déchets d'élevage.

Une présentation a également été faite aux éleveurs sur l'ICA, information de la chaîne alimentaire, une nouvelle mention qui fait son apparition sur les cartes vertes des bovins et qui vise à renforcer la sécurité sanitaire des viandes.


Les délégués cantonaux élus au conseil

Le conseil d’administration est composé de 18 délégués cantonaux élus et de 17 représentants désignés par les OPA du Jura.

Les délégués cantonaux présentés sur la liste ouverte FDSEA sont élus. Il s'agit de : Paul Avril (Voiteur), Paule Bourcet (Beaufort), Jean-Marc Bourges (Chaussin), Pierre Bouvet ( Saint Laurent), Thierry Cuby (Nozeroy), Nicolas Dupuis (Saint-Julien), David Grappe (Champagnole), Rémy Guillot (Arinthod), René Lamard (Bletterans), Michel Lanaud (Montmirey), François Lavrut (Dole), Claude Métraille (Dole), Laurent Moret (Conliège), Luc Ogier (Arbois), Marcel Rollin (Lons-le-Saunier), Laurent Villet (Poligny). Élus sur la liste Eleveurs libres : Laurent Banderier (Saint-Laurent), Philippe Malfroy (Champagnole).




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