Jean-Pierre Descôtes, vétérinaire, et Françoise Pozet, directrice du LDA, sont intervenus sur les infections par salmonellose qui peuvent avoir un impact sur la santé animale et la santé humaine.
La Franche-Comté est souvent en première position des régions infestées par la salmonellose.
Heureusement ce taux ne se retrouve pas dans les filières alimentaires.
« L'impact au niveau des fabrications au lait cru exige de maintenir ce niveau de vigilance, notamment en morbier et mont d'Or », rappelle Dominique Chauvin, qui représentait l'Urfac.
Cette dernière a mis en place avec les AOC franc-comtoise un protocole sanitaire et une veille avec un technicien joignable 7 j/7 au 03 84 37 77 48. Un coordinateur sanitaire travaille en relation directe avec le laboratoire, aide les éleveurs à dégager leur lait et s'assure de l'efficacité des actions correctives.
Les éleveurs, principaux acteurs
L'été 2009 a été marqué par l'émergence de cas de salmonelles cliniques, essentiellement de souche Dublin, qui se sont traduits par des diarrhées chez des bovins adultes mais surtout par des avortements et des septicémies graves sur jeunes veaux.. 35 foyers de salmonellose Dubl in ont été dépistés à ce jour dans les élevages bovins du Jura. Les examens sont réalisés sur les fèces des animaux en diarrhée ou sur les organes au cours d'une autopsie.
En cas d'avortements : la salmonellose ne se retrouve que sur le produit de l'avortement ( moins de 24h) et non sur les fèces. L'examen par culture bactériologique prend de 2 à 5 jours mais le laboratoire étudie la possibilité d'un test sérologique plus rapide, avec un suivi trimestriel dans le lait de tank.
Françoise Pozet insiste sur le caractère non visible de la maladie : un dépistage positif en filière alimentaire(lait) ne l'est pas forcément sur l'animal et inversement. Il n'est pas rare que des animaux soient des porteurs sains.
ean-Pierre Descôtes rappelle que les éleveurs sont les principaux acteurs dans la lutte contre la salmonellose. Il préconise fortement d'éviter les traitements antibiotiques à l'aveugle, l'apparition de résistances étant préjudiciables pour tous.
En cas de suspicion clinique : alerter le vétérinaire, prévenir la laiterie, isoler la vache, prendre des précautions au niveau de l'éleveur et de la famille. E
n cas d'alerte sur un lait de tank : informer le vétérinaire, renforcer l'hygiène de traite et du logement, faire une enquête (carnet sanitaire), par examen bactériologique et sur le lait individuel.


