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Élections MSA
Jura agricole et rural
Publié le:  26 novembre 2009
Page 11 

Henry Jouve : « Nous sommes très ambitieux par rapport au taux de participation aux élections ».

Le fonctionnement de la MSA s’appuie sur un réseau de délégués et d’administrateurs élus qui peuvent prendre part aux orientations de leur caisse de protection sociale. Henry Jouve, président de la fédération des MSA Ardèche-Loire et de l’association régionale des organismes de MSA en Rhône-Alpes, s’exprime sur l’intérêt de préserver le régime agricole.

Selon vous, quels arguments avancer pour défendre l’intérêt de maintenir un régime agricole spécifique ?

« D’abord, il faut rappeler qu’à la différence du régime général, les ressortissants du régime agricole bénéficient d’un guichet unique aussi bien pour les prestations maladie, retraite, famille et l’action sanitaire et sociale. Il suffit d’interroger des ressortissants d’un autre régime pour comprendre l’importance des avantages de la MSA en matière de guichet unique et d’action sanitaire et sociale.

Autre intérêt de notre régime agricole est qu’il soit lié à un système d’élections. C’est un point important de citoyenneté et de fonctionnement démocratique ».

Quels sont justement les principaux enjeux de ces prochaines élections ?

« Alors que les structures de nos caisses de MSA sont en train d’évoluer vers des regroupements d’ici au 1er avril 2010, les élections sont l’occasion de bien expliquer à tous les délégués que l’on se donne les moyens de restructurer. La population agricole diminuant, la MSA est amenée à rationaliser sa façon de travailler. Les métiers de l’administration de la protection sociale ayant évolué avec l’informatique, il nous faut aussi répondre à des demandes nouvelles.

Parallèlement à la mise en place de caisses pluri-départementales, des comités départementaux vont être créés, ils seront les interlocuteurs naturels des instances départementales comme le conseil général. Nous conserverons ainsi un lieu de légitimité et de représentation à l’échelon départemental ».

Dans cette nouvelle organisation, quel est le rôle des délégués cantonaux ?

« Ces délégués sont amenés à faire le lien entre le comité départemental et les besoins de l’échelon local. Ils peuvent s’impliquer sur le terrain en participant, par exemple, à des actions de prévention visant à limiter le nombre de maladies professionnelles et les risques d’accidents du travail.

Dans ce domaine de la santé sécurité au travail, nous avons une vraie connaissance statistique et nous avons ainsi la possibilité de répondre aux questions qui se posent aux agriculteurs ou à l’ensemble de la population. De même en matière de médecine préventive, nous avons un vivier permanent de données concernant la protection sociale de nos ressortissants ».

À l’approche des élections, quel message souhaitez-vous délivrer aux ressortissants du régime agricole ?

« Nous sommes très ambitieux par rapport au taux de participation aux élections parce que c’est un indice de la perception que les ressortissants ont de leur régime.

Le taux de participation témoigne de l’attachement à son régime de protection sociale et les pouvoirs publics sont très sensibles à cela. Sachant que l’enjeu est de taille, plus le taux de participation sera important, plus la gouvernance de notre régime pourra être légitime ».




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