Retraitée agricole depuis sept ans, Madeleine Charvet, aura été pendant dix ans déléguée cantonale MSA et présidente du canton de Champagne-en-Valromey (Ain). Aujourd’hui suppléante, elle compte se représenter une nouvelle fois. Témoignage.
Quelle est votre vision personnelle du rôle du délégué cantonal MSA ?
« Lorsque j’étais présidente de canton, j’ai beaucoup sollicité les gens pour qu’ils participent aux réunions. Le président a un rôle important. Si on ne s’intéresse pas aux gens qui se présentent, au bout d’un moment on ne les voit plus nulle part.
Je participais à deux réunions par an au niveau du secteur du Bugey Sud, à Belley : l’une pour préparer l’assemblée générale et réfléchir aux questions qui allaient être abordées, et l’autre d’information sur différents sujets d’actualité (soutien de la MSA lors des crises agricoles, etc.). »
Le délégué cantonal participe activement à l’émergence d’actions importantes…
« Le délégué cantonal doit être le moteur pour sa région ; moteur de réflexion et d’information. Tout un travail de réflexion est engagé dans les cantons.
Nous avons par exemple effectué un gros travail sur le thème du cancer du sein. Nous avons pas mal bataillé, mais on a réussi à mettre en place (en collaboration avec le centre Léon Bérard de Lyon et la ligue contre le cancer) un soutien effectif aussi bien aux malades qu’à leur famille.
Plus de huit cents consultations ont été enregistrées dans l’Ain suite à cette action. J’ai vraiment eu plaisir à travailler dans ce sens-là. C’est un véritable travail d’équipe. Le canton de Champagne a également fait tout un travail pour mettre en place un soutien aux familles de malades d’Alzheimer.
Nous menons aussi des actions de prévention contre le mal de dos, et bien d’autres maux... »
Comment appréhendez-vous les prochaines élections MSA ?
« Dans cette élection on a du mal à rencontrer des gens qui soient motivés pour s’impliquer. Je vais me représenter cette année comme suppléante car lorsque je vois comment ça se passe, je me dis qu’on ne peut pas ne pas réagir. J’ai passé du temps à téléphoner aux gens pour les faire venir, pour dire « c’est utile, c’est nécessaire ! ». Être délégué MSA, c’est un service que l’on peut rendre à la population.
Je le fais à fond. C’est dans ma façon de voir et de réagir. Nous travaillons en partenariat avec les salariés de la mutualité sociale agricole. On fait remonter les besoins. »
Que diriez-vous à quelqu’un qui hésite encore à s’engager ?
« C’est un rôle important. C’est dommage que les jeunes agriculteurs ne s’impliquent pas plus dans cet organisme.
Si l’on veut faire avancer les choses il faut poser les problèmes. Cela m’a apporté beaucoup. J’essaye de transmettre ce que je reçois dans les organismes pour lesquels je travaille. J’encourage beaucoup les gens à s’investir. Nous sommes très présents sur le terrain. C’est important de faire remonter les difficultés. »


