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Claude Berger |
Claude Berger, le président de la section nationale des anciens exploitants a longtemps assumé des responsabilités à la caisse de MSA du Rhône. Il nous rappelle son attachement au régime social agricole.
Quel rôle assignez-vous à l’élu local de la MSA ?
« C’est le correspondant local du conseil d’administration de la MSA.
Il est sollicité pour donner son avis et apporte sa connaissance du terrain avec une approche humaine des dossiers, parfois douloureux, sur lesquels les administrateurs de la MSA ont à trancher. Pour moi, l’élu local est un élément constitutif d’un système de protection sociale fondé sur le mutualisme, c’est-à-dire sur l’humanisme. »
En quoi le régime social agricole est-il toujours pertinent ?
« C’est un système que les artisans et les commerçants nous envient. Il permet aux agriculteurs, aux salariés de l’agriculture et aux employeurs de se retrouver et de décider, au-delà de la gestion des obligations réglementaires, d’actions sanitaires et sociales en faveur de telle catégorie d’assurés ou de telle famille dans la difficulté.
De plus, la MSA avec son guichet unique simplifie énormément les remboursements des frais de soins. Enfin, elle est un outil de gestion des aides publiques comme celles qui viennent d’être décidées dans le cadre de l’allégement des charges sociales des salariés agricoles. »
Que dites-vous aux assurés MSA pour les convaincre de voter en janvier 2010 ?
« Si nous voulons conserver notre régime social agricole, nous devons montrer que nous y sommes attachés.
La meilleure façon de le faire, c’est de voter ! Si la participation à ces élections n’est pas à un niveau suffisant, nous donnerons des arguments à ceux qui veulent le fondre dans le régime général. Et, dans ce cas, notre spécificité agricole et le réseau d’élus locaux qui donnent à la MSA sont visage humain, disparaîtraient. »


