Pour 51 % des Français, le vin est reconnu comme un produit présentant des risques pour la santé, d’après une étude du Credoc.
L’alimentation se situe au confluent de trois préoccupations : plaisir, praticité et santé. Cette dernière dimension semble aujourd’hui la plus importante. En 2007, 89 % des Français estimaient que leur alimentation avait une influence sur leur état de santé, contre 83 % en 2003 et 79 % en 2000. «
Cette montée des préoccupations « santé » a d’importantes conséquences sur le vin », explique une étude du centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc).
Longtemps vu comme un produit du terroir, symbole de l’identité gastronomique française, il est aujourd’hui perçu comme un produit à risques par une part importante des consommateurs. D’après l’étude CCAF 2007, le vin est reconnu par 51 % des Français comme le deuxième produit présentant des risques pour la santé, derrière la charcuterie (71 %).
En 2003, seulement 26 % des Français le considéraient comme un produit à risques. C’est d’ailleurs l’alcool dans son ensemble qui subit clairement les conséquences de la montée de la préoccupation « santé ». Il est devenu le deuxième produit à éviter après les matières grasses : 49 % des adultes le classent comme un aliment qu’il ne faut pas trop consommer ou qu’il faut essayer d’éviter (57 % pour les matières grasses).
Le vin est désormais perçu comme un produit alcoolisé comme les autres.
Ce changement de perception n’est pas sans lien avec la mise en place des contrôles de vitesse et des nouveaux messages de santé publique sur la consommation d’alcool. Cela apparaît également lors de la généralisation du pictogramme incitant les femmes enceintes à ne pas boire d’alcool.
« La consommation d’alcool pendant la grossesse, même en faible quantité, peut avoir des conséquences graves sur la santé de l’enfant ».
Source : Crédoc


