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La réalité d’une situation désespérée
Comptes de l’Agriculture 2009
Jura agricole et rural
Publié le:  17 décembre 2009
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La FNSEA a déclaré vendredi dans un communiqué, à propos de l’appel de Paris, que les exploitations agricoles ne devaient pas être des fétus de paille ballottés au gré de la volatilité des marchés et des prix.

La publication des comptes de l’agriculture 2009 vient hélas confirmer encore une fois, l’extrême vulnérabilité de notre agriculture, que l’Europe sacrifie sur l’autel des échanges internationaux avec l’abandon de tous les outils de régulation.

Qui peut supporter une baisse moyenne de 34 % de son revenu ? Quelle profession est prête à accepter cela après la chute de 20 % de 2008 ? C’est le plus bas niveau de revenu depuis 30 ans : 14 600 € par an pour un dur labeur, comment y croire ? Les productions les plus exposées à la baisse des cours sont laminées avec des chutes de revenu qui  dépassent les 50 %, qui dit mieux ? Le plan de soutien au secteur ne représente, dans  cette situation, qu’une petite bouffée d’oxygène qui ne compense pas les pertes et devra  être renforcé.

Face à ce tableau si sombre, il faut retrouver des voies d’espoir, des raisons pour y croire, sans pour autant berner les agriculteurs français. Il y a des idées fortes à porter. Parmi celles-ci une Pac plus souple, plus réactive, plus efficace, régulatrice des marchés ; des filières mieux structurées qui sauront construire un prix rémunérateur pour les agriculteurs et sécurisant pour les consommateurs, une maîtrise indispensable des charges, notamment sociales et environnementales.

La FNSEA demande aux Responsables politiques de ne pas oublier que l’agriculture est un bien précieux et stratégique pour notre pays : il est urgent d’agir pour donner des perspectives !




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