Les comptes prévisionnels de l’agriculture sont sans appel : le revenu des producteurs de lait baisse de 54% en 2009 !
Ainsi, leur revenu moyen ressort à moins de 9000 euros annuels, soit moins de 750 euros par mois !
Un producteur de lait sur cinq aura un revenu négatif cette année !
Quelle catégorie socioprofessionnelle peut accepter un tel traitement ? Comment la Société et les Pouvoirs publics, qu’ils soient français ou européens, peuvent-ils admettre qu’une profession aux multiples services, qu’ils soient économiques, sociétaux ou territoriaux, puisse être traitée d’une telle façon ?
L’année 2009 que nous venons de traverser est le sinistre exemple des conséquences dévastatrices de la volonté immuable de la Commission et des États européens de jeter l’agriculture dans le libéralisme et la dérégulation des marchés.
Cette situation est intolérable !
L’Europe doit faire le constat de l’échec de la réforme de sa Politique Agricole et redonner à l’élevage une véritable dynamique. Sa durabilité ne peut être garantie qu’avec une véritable politique de régulation. Derrière ce mot, nous ne réclamons pas des milliards mais de l’efficacité.
Parallèlement, les contraintes et les charges ont explosé. Mises aux normes, taxe carbone, conditionnalité, coût de la main-d’œuvre, … cela suffit !
L’Europe et la France doivent se ressaisir. Les dégâts sont déjà très graves, il est temps de revenir aux fondements du traité de Rome. Il en va de la pérennité de nos exploitations.


