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« Vous aider à garder des entreprises dynamiques »
Contrôle laitier du Jura
Jura agricole et rural
Publié le:  17 décembre 2009
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Le contrôle laitier veut répondre aux demandes de conseils très pointus formulées par les éleveurs Jurassiens

Optimisation des services, rationalisation du travail et mutualisation... Le contrôle laitier du Jura veut répondre aux demandes de conseils pointus tout en  maîtrisant les coûts de ses activités au service des éleveurs. L'enjeu : aider les éleveurs à faire face aux évolutions.

Les résultats économiques des exploitations sont alarmants... et je ne suis pas sûr que les conditions soient réunies pour retrouver la stabilité nécessaire à nos exploitations même si notre région est un peu protégée par les filières AOC ». Pas question pour autant de tomber dans la sinistrose. Le président du Contrôle laitier du Jura rappelle aux éleveurs réunis ce 10 décembre à Champagnole, l'enjeu pour toutes les OPA du département : aider les agriculteurs à garder des entreprises « dynamiques et compétentes,  capables de résister aux évolutions imposées par la société et les marchés qui peuvent changer rapidement ».

Cette assemblée générale fut l'occasion de rappeler les multiples chantiers dans lesquels le Contrôle laitier s'est engagé pour accompagner les éleveurs. Au mois d’août, a été mis en place un nouveau service : le conseil en élevage qui trouve toute son utilité en période de crise mais aussi pour répondre à l'arrivée de nouvelles technologies dans les élevages (compteurs à lait, analyseur de lait, robot...). «

Les éleveurs ont besoin d’un service plus pointu, nous mettrons les compétences indispensables pour les satisfaire », annonce le président. 120 éleveurs ont déjà adhéré à ce service qui prévoit un suivi plus approfondi, à raison de 6 à 7 rencontres par an, sur rendez-vous. La synthèse annuelle des résultats remise à chaque éleveur change de look : un seul document de 2 pages avec des informations essentielles (bilan troupeau, TP, cellules) mais qui insistera aussi sur les marges, alimentaire, la santé...

Un conseil partagé

Le contrôle laitier continue par ailleurs à travailler en synergie avec les autres OPA (chambre d'agriculture, CER, FDCL, filières) pour apporter « un conseil partagé » aux éleveurs, liant économie et technique. Alain Mathieu, président de la FDCL, souligne le travail réalisé conjointement pour essayer de maintenir l'équilibre dans la filière comté entre offre et demande avec notamment des prévisionnels de production.

« Les stocks sont maintenant reconstitués à hauteur de 30 000 tonnes. Il nous faudra être vigilants dans les mois qui viennent », indique le représentant des coopératives laitières. Notamment avec l'allocation provisoire de quota laitier, dont le montant se négociait le jour même à Paris. (NDLR : taux maintenu à o% pour la prochaine campagne).

Réduire les coûts qui pèsent sur les éleveurs, cela passe aussi par le partage de moyens. Une réflexion s’est engagée au niveau national, et animée par France Contrôle Laitier, pour réorganiser les grandes régions et mutualiser les compétences. Le Grand Est représenterait 13 contrôles laitiers et 430 000 vaches laitières. Les premières pistes de travail communes portent sur la génomique, les robots et les lactocordeurs.

« Les contrôles laitiers de Franche-Comté ont décidé de participer à la fédération Grand Est avec des adhésions aux actions suivant l’intérêt régional », indique Pascal Monnoyeur. L'enjeu est également de retrouver un poids politique par rapport aux autres régions. L’assemblée générale constitutive est prévue en avril 2010 à Eurogénétique.

L'IGP revient aux EIE

Les Contrôle laitiers de Franche-Comté vont également poursuivre leur réflexion sur les moyens humains et techniques à mettre en commun. Cette volonté de maîtriser les coûts des services se retrouve également dans la création de l'EIE, L’Établissement Interdépartemental de l’Élevage, nouvelle structure juridique qui regroupe les EDE 25.39.90.

Au mois de juillet 2010, l’EIE s’installera dans les anciens locaux de l’OS Montbéliarde à Veslesmes Essart et reprendra les activités d'IPG qui étaient jusqu'ici commissionnées au Contrôle laitier. « Nous mettrons tout en œuvre pour limiter les problèmes sociaux dans l’entreprise », assurent conjointement Pascal Monnoyeur pour le Contrôle laitier et Michel Cètre pour l'EIE.

D'autres dossiers ont été abordés lors de l'assemblée générale. Sur les problèmes de taux cellulaires élevés, en augmentation constante de puis 3 ans, et des salmonelles, le contrôle laitier a rencontré le GTV et le syndicat vétérinaire pour apporter un soutien technique aux éleveurs concernés. Ce travail est complété par le CTFC et animé par l’Urfac.

En matière de sélection génomique, le  réseau contrôle laitier devra s’organiser pour enregistrer des nouvelles données (boiteries, maladies métaboliques…). « C'est un nouveau challenge qui nous attend ».

L’ARSOE de Roulans a fusionné avec Charleville (Ardennes) et les éleveurs disposent d'un nouvel outil informatique  Synest, qui remplace Est Élevage, « ce qui n'a pas été sans quelques difficultés pour certains », reconnaît le président Monnoyeur.

Sur l'ensemble de ces dossiers le contrôle laitier a fait la preuve qu'il met tout en œuvre, en collaboration avec son équipe de salariés et d'encadrement dont l'engagement a été plusieurs fois salué par le président, pour relever tous ces challenges.

 


 

La composition fine du lait : de nouveaux enjeux

En fin d’assemblée générale, Félicie Faucon et Mickaël Brochard de l'Institut de l'élevage sont intervenus sur la composition fine du lait et particulièrement sur le lien entre matière grasse (oméga 3) et alimentation. L'influence de la génétique n'est pas neutre sur ce critère et fait l'objet de recherche en génomique.

Ce sont de nouveaux enjeux pour les filières laitières. Le but étant d’apporter aux éleveurs et à leurs filières des références sur la composition fine du lait (directement à partir des analyses du Contrôle Laitier) et des outils pour que les éleveurs puissent répondre à ces enjeux. « Dans une région comme la Franche-Comté avec ses AOC, sachons tout mettre en œuvre pour réussir et mettre sur le marché des produits de qualité », insiste le président du Contrôle Laitier.
76 élevages du Jura entrent dans cette première étape de collecte de données (analyses de lait en corrélation avec les rations alimentaires pratiquées). Les résultats ne pourront pas être exploités avant 2012.

Nous reviendrons plus en détail sur ce sujet dans notre prochaine édition


Quelques chiffres 2008

- plus de 40 000 vaches contrôlées
- un effectif moyen de 46,5 vaches par élevage
- l'IPG a concerné 154 000 bovins (remontée des effectifs depuis 2 ans, essentiellement en vaches)
- 63000 déclarations de naissances, 4157 mort-nés dus à la FCO (contre 2 800 les autres années)
- les avortements sont également en augmentation : 698
- la productivité par vache a baissé de 358 kg (- 171 kg sur la campagne 2008-2009). Plusieurs raisons à ce tassement : fourrages, prix de la complémentation, prix du lait.
- les taux sont restés stables : 33 TP et 38g/kg de TB.




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