Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2010 et des débats sur le budget de l’agriculture, Gérard Bailly, sénateur du Jura, a accordé son soutien global au ministre de l’Agriculture.
Il a, néanmoins, soulevé quelques insuffisances dans le budget, notamment la baisse des crédits pour le plan de modernisation des bâtiments d’élevage, ce qui laissait peu de moyens aux agriculteurs pour moderniser leurs outils de production afin de rester compétitifs et pérenniser leurs entreprises tout en relevant le défi des exigences environnementales.
Les crédits pour l’identification des animaux sont eux aussi en baisse, ce qui va se traduire par des surcoûts importants pour les EDE (établissements départementaux d’élevage) au moment où se met en place la troisième phase de la réforme de l’identification des ovins et caprins.
Évoquant les crédits en faveur de la protection des prédateurs (loups, ours etc…), le sénateur du Jura a réitéré ses critiques de voir gaspiller l’argent pour des animaux qui causent d’énormes dégâts à nos troupeaux d’ovins alors que ces crédits seraient beaucoup mieux utilisés pour le soutien au pastoralisme qui, lui, sert les hommes et entretient les territoires.
Concluant sur le constat qu’on ne pouvait pas faire de miracles dans ce contexte d’austérité, Gérard Bailly a félicité le ministre de l’Agriculture, Bruno Lemaire, de toute l’activité qu’il avait déployée au moment de la crise laitière et, notamment, pour convaincre ses partenaires européens de la nécessité d’une régulation du marché.


