RSS
« Plus qu’utile, indispensable ! »
Expérience
Jura agricole et rural
Publié le:  17 décembre 2009
Page 10 

Au pilotage du télescopique, Gilles Rapy, à côté, de droite à gauche, Pierre Robin et Nicolas Bouveron du Gaec des Reignières

Pas encore présent dans toutes les exploitations en raison de son coût, le chargeur télescopique fait l’unanimité chez tous ceux qui l’ont utilisé une fois.

Auparavant, toutes les tâches étaient relativement compliquées, et prenaient plus de temps » explique Nicolas Bouveron du Gaec des Reignières à Condessiat (Ain) « Maniable et puissant, le chargeur télescopique a dépassé le stade de l’utile, pour nous il est devenu indispensable. » Un sentiment que partagent entièrement les deux autres associés, Gilles Rapy et Pierre Robin.

Aussi lorsqu’il a fallu penser à changer leur “télesco“ qu’ils utilisaient depuis six ans, la question a été vite réglée, même si cela représente un investissement assez lourd, entre 62 000 et 70 000 euros.

Deux heures par jour

« Il était temps de le remplacer pour des questions de valeur à la reprise » précise Gilles Rapy, le chauffeur régulier de l’engin. « Nous en avons testé plusieurs, car même si j’étais satisfait du modèle précédent, un Manitou, je voulais comparer avec les autres modèles, le niveau de visibilité du bras par exemple.

Finalement, nous sommes restés fidèles à la même marque. » Membre de plusieurs Cuma, le Gaec des Reignières avait commencé par louer ponctuellement un chargeur télescopique qu’ils utilisaient avec le service d’un chauffeur. Très vite, ils ont compris l’intérêt d’avoir un tel équipement à demeure. « En location, c’était un peu compliqué, parce que tout le monde en avait besoin en même temps. »

En 2002, ils ont fait l’acquisition d’un chargeur télescopique. « Nous n’avons jamais limité notre utilisation, qui s’élève à environ 600 heures par an, une moyenne de deux heures par jour environ » s’accordent à dire les trois exploitants du Gaec des Reignières.

Une polyvalence exceptionnelle

Totalement conquis, ces éleveurs qui possèdent un troupeau de 85 vaches et cultivent 142 ha, s’enthousiasment tels des enfants face à un beau jouet. « Avec le “télesco“, on fait tout, on ne sait même plus manier une brouette » s’exclame en riant Pierre Robin.

« On l’utilise pour les chantiers de fumier, de paillage, le chargement de la nourriture dans le distributeur : des travaux classiques et répétitifs qui sont réalisés rapidement et sans difficulté. Grâce à sa puissance et à l’envergure du bras, il nous permet un stockage précis et sécurisé des balles ou encore le relevage de l’ensilage dans le silo.

Et puis, il y a tous les travaux que l’on peut faire facilement grâce à cet équipement, le transport des piquets dans les prés, la taille des grands arbres, la récupération des veaux et leur transport, sans oublier le remplacement en toute sécurité des néons au plafond de la stabulation et même la cueillette des cerises à la cime des arbres. »

S’ils apprécient sa polyvalence, les membres du Gaec des Reignières, reconnaissent que le chargeur télescopique ne remplace pas pour autant un tracteur. Il n’est pas équipé pour l’attelage de remorque animée. Lourd et compact, il a de la force, de l’adhérence, de la puissance à l’hydraulique. Gilles Rapy rappelle toutefois que c’est un engin qui demande une certaine pratique, pour une conduite en toute sécurité.




Newsletter GRATUITE