La fusion des conseillers régionaux et généraux prévue dans la réforme des collectivités territoriales est sans doute la mesure qui fasse le moins l’unanimité au sein de l’association des maires ruraux. Ils s’y sont déclarés « fermement opposés », par la voix de leur président, Vanik Berbérian.
Et ce, malgré les propos du ministre de l’Aménagement du territoire, Michel Mercier, convaincu du bien fondé de la création du conseiller territorial.
« Ce nouvel élu sera porteur d’une double vision, à la fois territoriale et régionale. […] Il y aura deux fois moins d’élus, mais ce sont des élus qui auront deux fois plus de pouvoirs ! » a-t-il expliqué devant l’assemblée.
Et d’ajouter : « Tout le monde a fait et refait le constat de l’enchevêtrement des compétences. Il faut que cela change. Le but est de concentrer l’action des collectivités territoriales sur leurs compétences propres afin de permettre l’identification des responsabilités par les citoyens. […] Lorsque les compétences seront partagées, un chef de file sera désigné, et un seul, pour éviter les lourdeurs de l’action locale, à l’exclusion de toute tutelle d’une collectivité sur une autre. Chaque collectivité conservera son identité et ses prérogatives. »
Quant à la suppression de la taxe professionnelle qui suscite aussi de nombreuses inquiétudes, le ministre a rappelé que le « projet prévoit ensuite une compensation des pertes de chaque catégorie de collectivités par l’affectation de ressources essentiellement fiscales, afin de respecter le principe d’autonomie financière ».
Et de conclure en lançant aux élus : « Il ne faut pas avoir peur ! Je souhaite que les maires investissent la réforme.»


