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Demain, quelle collectivité accompagnera l’agriculture ?
L’avis d’un élu agricole
Jura agricole et rural
Publié le:  17 décembre 2009
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La révision générale des politiques publiques constitue une réforme de l'État sans précédent. L'objectif est clairement de réaliser sept milliards d'euros d'économies d'ici 2011. Dans ce contexte, les chambres d'agriculture doivent se réorganiser et  mutualiser leurs moyens pour faire face à la diminution des financements.

La réforme des collectivités locales et de la taxe professionnelle, en cours de discussion au Sénat, sera la colonne vertébrale de cette nouvelle orientation. En particulier le sort réservé par nos élus à la clause de compétence générale qui va redéfinir les possibilités d'intervention des conseils régionaux, conseils généraux, des intercommunalités et des communes.

Tel que le schéma est proposé par le chef de l'État, les conseils généraux ne pourraient plus accompagner l'agriculture, comme ils le font actuellement. En Savoie, ces financements, au plus proche du terrain, et en concertation avec les organisations professionnelles agricoles, ont été essentiels pour préserver une agriculture dynamique, de qualité, et présente sur tout le territoire.

À l'avenir, si la réforme de la clause de compétence générale est effective, les décisions concernant l'agriculture se prendront au niveau régional avec la difficulté de définir des priorités pour huit départements, comme en Rhône-Alpes, en tenant compte des spécificités de chacun. Nous devons nous assurer que ces identités particulières d'une agriculture de montagne, axée sur les produits sous signe de qualité, dans un environnement très urbanisé et où le tourisme joue un rôle important, soient bien prises en compte.

Nous avons clairement fait le choix de travailler avec la chambre d'agriculture de Haute-Savoie pour défendre nos spécificités savoyardes et mutualiser nos services pour que le triptyque « pays, paysage, paysan» reste le socle de nos valeurs et de nos actions.

Nous devons réfléchir au niveau régional pour mettre en place un autre fonctionnement de nos organisations professionnelles, et apporter, avec moins de moyens, les meilleurs services et compétences aux agriculteurs de Rhône-Alpes.

Je comprends que l'État veuille faire des économies et j'accepte ces réformes sous réserve qu'elles ne soient pas faites au détriment d'activités essentielles pour notre pays comme l'agriculture.

L'État a transféré des compétences sans les accompagner des moyens financiers nécessaires. Je n'accepte pas cet éloignement de l'État. Il doit rester au service des concitoyens et des agriculteurs, car nous avons tous besoin de services de proximité.




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