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Assurer la relève
Santé des veaux
Jura agricole et rural
Publié le:  14 janvier 2010
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Les fourrages grossiers, comme le foin, stimulent la musculation du rumen.

Une bonne alimentation dès la naissance, une aire de vêlage et un logement appropriés ainsi qu’un sevrage en douceur minimisent les risques de maladies et maximisent le gain de poids journalier, et sont ainsi le gage de génisses en bonne santé.

Les veaux femelles fourniront le gros du troupeau productif des prochaines années. Aussi la mise en place d’un bon suivi de cette catégorie d’animaux dans son exploitation est cruciale. La puberté sera plus précoce et les génisses pourront exprimer pleinement leur potentiel génétique laitier.

Le veau, en particulier quand il est très jeune, est un animal sensible aux changements. Afin de minimiser les sources de stress, il est important d’assurer une certaine continuité dans les soins qui lui sont apportés. Chaque jour, il est primordial d’offrir la même nourriture en quantité suffisante et à la même température.

Les aliments servis doivent fournir tous les nutriments nécessaires à la croissance et au développement normal de l’animal. Pour le nouveau-né, les principales sources d’énergie sont le lactose et le gras très digeste contenus dans le lait ou le lait reconstitué. Le veau doit recevoir environ 12 % de son poids en lait entier pour combler ses besoins nutritionnels dans la plage de confort thermique.

En saison froide, il est important d’augmenter la quantité de lait servie au veau lorsqu’il est logé à l’extérieur. Ses besoins énergétiques sont augmentés car il doit produire plus de chaleur corporelle. Si la quantité de lait n’est pas calculée correctement, les gains de poids seront nuls et le risque de maladie, accru.

Lorsque le thermomètre extérieur indique moins de 0 °C, il faut augmenter la quantité de lait de remplacement de 25 % par jour. Afin d’éviter des variations trop importantes dans les quantités de lait servies quotidiennement au veau durant la période froide, un repas de lait supplémentaire peut-être servi d’emblée de la mi-décembre à la mi-mars.

Augmenter les quantités en cas de froid

Le jeune veau dispose de peu d’enzymes digestives et n’utilise pas aussi efficacement les protéines végétales que les protéines du lait. Pour optimiser leur digestion, il faut donc choisir une poudre de lait avec peu de protéines végétales ou transformées telles que les protéines du soya.

À mesure que son rumen se développe et que la population microbienne ruminale devient plus complexe, le veau améliore sa capacité de digestion des hydrates de carbone, qui sont aussi des sources d’énergie.

Une fois sevré, il possède les enzymes pour digérer la plupart des protéines végétales. Les besoins vitaminiques (vitamines A, D, E, K et complexes B) et minéraux du veau sont normalement comblés par le lait, le lait de remplacement et le concentré 1er âge.

Tout changement de lait (passage du lait entier au lait reconstitué à partir de poudre par exemple) doit se faire graduellement pour éviter une diarrhée d’origine alimentaire. Le lait reconstitué doit se préparer avec de l’eau très chaude afin d’obtenir une bonne homogénéité du gras et ainsi faciliter sa digestion. Ce lait doit être servi à 37 °C.

Il est également recommandé d’offrir de petites quantités (une poignée) d’aliment de démarrage de bonne qualité deux fois par jour. Ce concentré doit être appétant, riche en protéines (18 % à 20 %) et en énergie (1 UFL) et à faible teneur en fibres. En démarrant tôt, on favorise un sevrage précoce et on stimule le développement des papilles du rumen.

Organiser le sevrage

Le veau doit consommer environ 800 g d’aliment concentré pendant trois jours consécutifs avant d’être sevré. Ainsi, on s’assure que les besoins énergétiques du veau seront comblés après le sevrage.

Cela peut se produire assez tôt, c’est-à-dire vers quatre à six semaines. Pour que le sevrage se fasse en douceur et pour minimiser le stress, il est suggéré de supprimer un repas de lait à la cinquième semaine et de procéder au sevrage la semaine suivante. Lorsque le veau est sevré graduellement, il consomme des quantités beaucoup plus importantes d’aliment de démarrage que s’il est sevré brusquement.

Les fourrages sont importants pour stimuler la croissance de la couche musculaire du rumen et pour maintenir la santé de sa paroi. Il est suggéré d’offrir du foin au veau lorsqu’il consomme environ 2,5 kg d’aliment, soit vers six à sept semaines d’âge.

Il n’est pas toujours recommandé de lui donner du foin avant le sevrage, car le veau ne consommera pas suffisamment de concentré pour assurer un bon développement des papilles de son rumen. Comme le foin est un aliment très volumineux, il remplit rapidement le rumen du veau et celui-ci n’a plus d’appétit pour le granulé.


Abreuvement :

Eau à volonté
Il est important d’offrir de l’eau à volonté au veau dès la naissance, car la population microbienne du rumen en a besoin pour sa croissance. L’eau contenue dans le lait ou le lait de remplacement n’atteint pas le rumen à cause de la gouttière œsophagienne.

Cette gouttière est un repli musculaire qui se contracte à la suite de la stimulation produite par les protéines du lait et permet le passage des liquides directement dans la caillette. L’eau doit être servie dans des seaux propres et doit être changée tous les jours.

Avoir l’œil
Le veau doit être observé quotidiennement afin de déceler rapidement tout problème et d’intervenir à temps.

Un veau sain c’est :
• une température corporelle de 38,5 à 39 °C
• une respiration calme et régulière : 20 à 40 inspirations/mn
• une peau élastique
• un poil lisse et brillant
• un animal vif et curieux




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