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Quel coût à l'hectare ?
Jura agricole et rural
Publié le:  14 janvier 2010
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L’assurance récolte représente un coût pour les agriculteurs qu’il convient d’anticiper.

Contrairement aux assurances sur le matériel ou les bâtiments, le coût de l’assurance récolte n’est pas facile à déterminer.

Pour calculer la prime, les assureurs s’appuient sur de multiples informations. D’abord, l’exploitant doit choisir la culture qu’il veut assurer, le rendement assuré à l’hectare plafonné au rendement historique (rendements des cinq dernières années après avoir soustrait le meilleur et le moins bon), un prix de vente et un niveau de franchise. C’est l’ensemble de ces paramètres qui vont entrer en compte dans l’établissement de la prime d’assurance.

À cela s’ajoute une tarification différente selon les départements en fonction des aléas climatiques potentiels. Ainsi, pour « un hectare de blé, d’une valeur de 1000 euros/hectare (rendement de 8 tonnes à 125 euros la tonne), avec une franchise de 25 %, la prime d’assurance peut évoluer entre 3,5 euros/hectare à 8 euros/hectare en fonction des éléments cités », résume Thierry Tisserand.

Certaines filières coûtent beaucoup plus cher à assurer que d’autres. C’est le cas de l’arboriculture ou du maraîchage. « Dans ces filières, les cultures sont plus fragiles, le risque climatique est beaucoup plus fort et les dégâts occasionnés peuvent atteindre 80 à 90 % de perte lors de phénomènes météorologiques violents, détaille Bruno Lepoivre.

Par conséquent, la prime d’assurance pour les arboriculteurs ou les maraîchers est plus élevée qu’ailleurs ». D’autant plus que le capital assuré à l’hectare sur les cultures maraîchères est beaucoup plus important qu’en grandes cultures induisant des primes d’assurances très élevées. C’est pourtant dans ces filières que les conséquences financières sur les exploitants sont les plus lourdes.




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