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Améliorer notre statut
Jura agricole et rural
Publié le:  21 janvier 2010
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Quelle que soit la production, la spécialisation, la filière, l’agriculture vit une crise sans précédent, crise engendrée par la dérégulation des marchés.

C’est dans ces moments précis que nous devons être solidaires. La seule aide raisonnable sera celle qui prendra en compte l’ensemble des pertes de revenu des producteurs, en fonction de leur secteur d’activité. Aussi, partir en ordre dispersé serait hypothéquer la possibilité de réorganiser les marchés.

Ce serait également donner une mauvaise image des agriculteurs à l’ensemble de la société !

Profitons-en également pour communiquer sur notre statut de fermiers. La plupart de nos voisins pensent que la terre que nous cultivons ne peut que nous appartenir. Pourquoi le fait d’être propriétaire ou non de l’appartement ou de la maison que l’on occupe est logique, alors qu’il semble naturel pour beaucoup que c’est le propriétaire du terrain qui l’exploite ?

Nous devons continuer à parler de notre métier, de ses contraintes et de notre outil de travail en le dissociant du patrimoine foncier.

À la hausse des charges des exploitations s’ajoute celle des fermages. Ceux-ci ont augmenté dans tous les départements ou presque car le lissage des indices sur cinq ans pouvait prendre en compte de bonnes années. Sachons aussi communiquer pour l’expliquer car il n’est pas évident de payer plus l’année où les revenus sont en baisse !

La loi de modernisation agricole ne réglera pas tous les problèmes, notamment en matière de reconnaissance de l’entreprise agricole et d’améliorations de notre statut ? Les applications du statut du fermage sont discutées au sein des commissions consultatives des baux ruraux.

C’est pourquoi, aujourd’hui, il est important de poursuivre notre mobilisation pour ces élections des membres des commissions consultatives paritaires départementales des  baux ruraux et des assesseurs aux tribunaux paritaires.




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