Comment optimiser la récolte 2009 de maïs fourrage dans la ration hivernale du troupeau bovin ? Voici quelques conseils donnés par les ingénieurs d’Arvalis Institut du végétal.
En 2009, la récolte de maïs fourrage a été globalement précoce et plutôt abondante avec des teneurs en matière sèche supérieures à la normale en France, telles sont les principales caractéristiques indiquées par Arvalis Institut du végétal.
« Afin de bien valoriser le maïs fourrage tout au long de cet hiver, la teneur en matière sèche élevée doit conduire à prendre certaines précautions dès l’ouverture du silo », rappellent les ingénieurs d’Arvalis.
« Les ensilages trop secs, surtout si la longueur de coupe est supérieure aux recommandations (c’est-à-dire plus de 10 % de particules retenues sur un tamis à mailles de 10 mm), sont difficiles à tasser et enferment une grande quantité d’air. Après fermeture du silo, pendant plusieurs jours, les levures et les moisissures se multiplient, puis se stabilisent dès qu’il n’y a plus d’oxygène dans la masse du fourrage. À l’ouverture du silo, elles profitent de toute nouvelle aération pour reprendre leur développement et occasionner des pertes ».
Associer à un autre fourrage
Comme le confirme Gildas Cabon, responsable du service qualité et de la valorisation animale ruminant chez Arvalis, « pour limiter l’introduction d’air sous la bâche, il faut mettre du poids sur le dessus du front d’attaque. Pour limiter les échauffements, il faut avancer le front d’attaque au moins de 10 cm par jour en moyenne ».
Les ingénieurs d’Arvalis ajoutent que « les grains de maïs, insuffisamment éclatés à la récolte, ne seront pas bien digérés. De façon à limiter ce risque, il convient de faciliter la mastication et la rumination. Il sera ainsi judicieux d’associer l’ensilage de maïs à un autre fourrage (type ensilage d’herbe jeune…) qui diluera l’amidon dans la ration, apportera de l’azote soluble et évitera une mauvaise valorisation de la grande quantité de maïs ingéré ».


