Entre 1995 et 2005, les groupes coopératifs ont connu une croissance d’environ 50 % de leur effectif salarié et un fort développement de filiales dans des sociétés à statut non coopératif.
L’émergence de grands groupes coopératifs est devenue aujourd’hui une réalité incontournable. Pour faire face à la pression des marchés, les coopératives agricoles cherchent à atteindre une taille critique.
Si la concentration leur permet de réduire les coûts et de s’affirmer comme leader dans des filières de plus en plus compétitives, la diversification de leurs activités est également une caractéristique de leur évolution. Les groupes de moins de 250 salariés sont en règle générale spécialisés sur un produit.
Le nombre de filières « produits » augmente ensuite avec la taille du groupe.
Les autres activités comme l’approvisionnement en agrofourniture, le transport, le libre-service agricole, sont présentes quelle que soit la taille des groupes, avec un poids souvent important, en particulier dans les groupes de moins de 500 salariés. Ces résultats doivent cependant être pondérés selon le produit dominant du groupe.
Les entreprises du périmètre coopératif comparées aux entreprises hors périmètre coopératif représentent un poids d’environ 20 % dans la transformation et de 30 % dans la commercialisation. Dans la commercialisation, elles investissent plus et représentent ainsi près de 60 % des immobilisations corporelles totales.
Au sein du périmètre coopératif, les coopératives agricoles ne présentent pas le même profil que les filiales qu’elles contrôlent, seules ou à plusieurs.
Les filiales apparaissent clairement comme les entreprises privilégiées pour transformer et commercialiser, y compris à l’export et via des marques propres ou de distributeurs.


