Les surfaces et les volumes des bâtiments agricoles ainsi que les surfaces de cours peuvent apporter un effet visuel uniforme voir "industriel". Pour atténuer cette impression, il est possible de jouer sur des éléments disponibles localement.
Quelques exemples. Les talus et remblais peuvent être replantés de végétation. Les fossés de drainage peuvent être accompagnés d'une haie parallèle et de végétation aquatique locale assurant une filtration des eaux de ruissellement des cours.
Les haies de clôture ont un rôle de protection contre les vents et abritent des regards les stockages de fourrages sous bâches, le tas de fumier.... Plutôt des essences locales (charmilles, érable, frêne...), alternées avec des arbres haut jet que des plantes d'ornements utilisées en lotissement ou zone industrielle !
Les chemins d'accès avec des plantations d'arbres fruitiers et de terrain enherbé ont aussi leur rôle paysager, faunistique et de drainage. Enfin le choix des matériaux permet de mieux intégrer le bâtiment dans le paysage : le bois a de nombreux atouts visuels. Il est aussi intéressant du point de vue technique.
C'est d'abord un bon isolant. Une planche de 27 mm est 12 fois plus isolante qu'un agglo de 20 cm et 250 fois plus qu'une tôle de bardage. Il absorbe l'humidité et résiste au gaz ammoniac et au fumier. Le bois utilisé pour le bardage, produit localement le plus souvent.


