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Quelle tendance cette année ?
Reliquats d’azote sortie hiver
Jura agricole et rural
Publié le:  25 février 2010
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Après un automne favorable à une bonne implantation des céréales (octobre sec, novembre normal) qui se traduit par des semis quasiment tous réalisés avant le 10 novembre et un état de développement très correct, deux épisodes froids et neigeux successifs sont venus stopper toute évolution. Les conséquences de ce deuxième épisode n’étant pas encore clarifiées à la date de rédaction de cet article.

Retenons néanmoins que les conditions sont bien plus favorables que celles de 2008 – 2009 où une partie importante des semis étaient tardifs, peu développés en fin d’hiver.

Une phase automne hiver proche de la normale

Les hauteurs de pluie du 1er octobre 2009 au 10 février 2010 (cf. tableau 1 dans notre édition papier, en référence aux 20 dernières années) sont variables d’un poste météo à l’autre, et globalement comparables à la normale sur l’ensemble de la région.

Seul le poste d’Orange est largement supérieur à la normale.

Inversement, on relève une pluviométrie proche du décile 2 pour Feurs, et plus curieusement pour le centre Dombes.

Une autre façon de présenter l’année en cours est la figure 1 (voir notre édition papier) qui associe températures et pluviosité sur le même graphique, et qui démontre que l’automne chaud a intégralement compensé le début de l’hiver plutôt froid.

Des reliquats dans la moyenne en tout type de sol

Nos parcelles habituelles d’essais ont fait l’objet de prélèvements entre mi-janvier et fin janvier.

On constate, au vu de la faible présence d’azote ammoniacal, que la minéralisation du sol n’est toujours pas repartie.

Les valeurs constatées sont faibles comme d’habitude dans les sols de graviers, d’autant plus que l’on est derrière maïs grain irrigué à bon potentiel.

Les valeurs qui s’écartent de la tendance en sol profond ressortent de deux phénomènes :

• une présence importante de repousses (effet Cipan), repousses qui n’ont pas vraiment minéralisé à ce jour ;

• des valeurs élevées dans des conditions d’arrière - effet légumineuses et/ou de bilan azoté excédentaire sur le précédent.

Pour ce dernier cas, il faut se remémorer que septembre et octobre ont été très secs, et que les pertes d’azote à l’automne ont été très limitées de ce fait.

Et le premier apport ?

Comme d’habitude, les apports extrêmement précoces de janvier n’auront qu’une très faible valorisation, puisque les cultures étaient en quasi-repos végétatif.

La deuxième quinzaine de février, pour des stades épi à 1 cm qui vont survenir du 20 mars au 10 avril, est la bonne période pour un 1er apport.

Un blé absorbant environ 50 kg d’azote du semis à la fin du tallage, et nos cultures ayant absorbé à ce jour autour de 15 unités d’azote, on peut donc conseiller, en premier apport, 30 unités en sol profond et 40 unités en sol filtrant.

Cependant les blés semés très tôt et bien tallés peuvent être conduits selon la méthode de l’apport décalé : pas de premier apport mais un apport unique qui cumule les deux premiers apports et est apporté 10-15 jours avant le stade épi 1 cm (mi-mars) suivi de l’apport en montaison.

La forme d’azote peut être indifféremment l’ammonitrate ou l’urée granulée. Le choix est à faire en fonction du prix de l’unité.

En ce qui concerne le soufre, il est un peu tôt pour l’appliquer. L’idéal est de l’appliquer un peu avant le stade épi 1 cm.

Cet apport doit être raisonné à l’aide de la grille de risque qui prend en compte le type de sol, la pluviosité hivernale et l’apport de soufre dans la rotation. Cette année ne devrait pas, sauf survenue d’un épisode pluvieux très intense, poser de problème particulier de soufre.





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