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Le haras de Besançon déclassé
Réformes
Jura agricole et rural
Publié le:  04 mars 2010
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Situé dans un parc verdoyant au centre-ville, le haras de Besançon est voué à de l’animation.

La réforme des haras nationaux fait perdre le statut d’établissement public au site bisontin.

L’État cherche à faire des économies, d’où un rapprochement décidé entre les haras nationaux et l’École nationale d’équitation. Deux nouvelles entités vont apparaître ; l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) depuis le 1er février 2010 et un groupement d’intérêt public (GIP) sous le nom de France Haras qui sera validé au cours de cette année.

Si certains haras vont conserver leur statut d’établissement public, ce ne sera pas le cas de 8 haras en France dont celui de Besançon. Vraisemblablement, le haras bisontin est amené à passer en GIP courant 2010.

Ce GIP associera des structures publiques et privées sur la base du volontariat qui vont assurer les subventions. Or le GIP est validé pour 5 ans reconductibles ou non selon les résultats obtenus. « Cela suscite beaucoup d’inquiétudes pour nous et pour les agents des haras nationaux.

Le désengagement de l’État et du ministère de l’Agriculture vis-à-vis de l’étalonnage de trait est une évidence.

Le prix des inséminations sera fortement augmenté alors que les prix de vente des poulains n’ont jamais été aussi bas », s’inquiète Jean-Paul Bobillier, président de l’Association nationale qui préférerait que « le haras soit rattaché à l’IFCE car on aurait plus de chance d’être dans la pérennité ».

Invité de l’assemblée générale de l’Association nationale du cheval de trait comtois, Michel Helfter représentant du ministère de l’Agriculture a expliqué que « l’IFCE se recentre sur ses missions de services publics et a donc la volonté de développer des activités autour du sport. L’animation n’est pas une mission de service public et convient donc plus à France haras ».

L’amélioration de la génétique, la sécurité sanitaire, l’immatriculation seront de compétence IFCE. Michel Helfter a assuré que les agents du futur GIP France haras conserveront leur statut de fonctionnaire. Parallèlement, de 85 centres techniques, la France devrait passer rapidement à une cinquantaine de centres d’où un impact évident sur les emplois.
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Ce 11 février, les 15 agents du haras de Besançon ont décidé de ne pas présenter des étalons aux éleveurs comme c’est la coutume. « On boycotte pour montrer notre inquiétude par rapport à ce changement annoncé qui manque de clarté », confie Bernard Sené, responsable du centre technique permanent bisontin.




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