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Accompagner les projets émergents
Jura agricole et rural
Publié le:  11 mars 2010
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M. Blondeau (à droite) a étalé sur plusieurs années la reprise d'un domaine viticole de 6 ha. Une manière de sécuriser son installation, notamment en terme de trésorerie.

Jean-Yves Graby, conseiller installation à l'Odasea du Jura, constate une recrudescence de projets de création d'activité de la part notamment de personnes qui ne sont pas d'origine agricole.

« Le point commun de tous ces projets émergents, qui vont du centre équestre à la production de plantes aromatiques en passant par le maraîchage et la fabrication de fromages, c'est souvent le souhait de maîtriser le produit jusqu'au bout : c’est-à-dire des circuits courts, de la vente directe, de la transformation...

«Tout l'intérêt du PPP (Parcours personnalisé) est de permettre justement d'accompagner de tels projets, notamment dans le volet formation, en s'adaptant précisément aux besoins : apprentissage d'une langue étrangère, transformation fromagère, etc..» L'installation progressive facilite aussi l'apprentissage de ces nouveaux métiers et la recherche de la rentabilité.

« On a par exemple le cas d'un apiculteur qui s'est lancé avec 50 ruches, et le statut MSA de cotisant solidaire, qui va passer à 200 ruches après s'être formé à Vesoul. Il va faire un stage chez un autre apiculteur : on ne travaille pas de la même manière avec 200 ruches que 50 ! »

Le témoignage de M. Blondeau, installé comme viticulteur, est venu illustrer ces propos. Fils d'éleveur laitier, M. Blondeau a choisi une autre voie. Après son BTS viticulture œnologie, il a travaillé plusieurs années à l'Institut technique des vins du Jura, s'est beaucoup investi dans l'organisation de la fameuse Percée du vin jaune, puis a eu l'occasion de s'installer.

« Au cours d'une soirée, un copain m'a dit, moi j'ai envie d'arrêter, alors si ça te dit... » La transition s'est étalée sur trois-quatre ans. « En viticulture, les premières ventes commencent minimum un an après la récolte... J'ai donc continué à travailler à côté, dans la prestation de service : taille de la vigne, traite des vaches, etc.»

En 2006, l'exploitation atteint 6 ha, et M. Blondeau peut s'installer à titre principal. L'adhésion à la Cuma lui permet de limiter l'investissement matériel, mais surtout d'augmenter l'efficacité de son travail.

« Nous avons un programme de traitements commun, idem pour le chantier de récolte. C'est un vrai confort de travail qui permet d'avoir une vie de famille et des engagements à l'extérieur. »




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