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Rencontres et brèves de salon
Jura agricole et rural
Publié le:  11 mars 2010
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René Carron sur le départ…

René Carron est encore pour quelques jours président du Crédit agricole des Savoie mais aussi de Casa, le crédit agricole national, qu’il quittera à la mi-mai 2010. Il envisage de créer et d’animer un groupe de réflexion autour de la coopération et du mutualisme.

Le patron du Crédit agricole entend associer à sa réflexion des personnalités comme l’écrivain Erik Orsenna ou le philosophe Michel Serre qui sont tous deux académiciens et portent sur la vie, sur les systèmes et sur les hommes un jugement libéré de toute contrainte partisane.

Pour René Carron, l’un des drames de notre société, qui explique aussi en partie la crise économique que nous vivons, est l’extraordinaire développement de l’individualisme et l’affaiblissement du collectif.

Dégustation de la soupe gauloise

À l’initiative du conseil général de Saône-et-Loire, une cuisine gauloise a été reconstituée au cœur du Salon avec la présentation des ingrédients consommés par nos ancêtres.

Pour composer la soupe gauloise, prenez du panaïs (légume racine), du chou, du fenouil, les pattes, la tête et la carcasse d’un poulet, un morceau de veau. Le tout dans un chaudron et le feu dessous. La soupe est proposée à la dégustation dans des écuelles en terre et des cuillères en bois. L’animation très appréciée des visiteurs est assurée par les animateurs du site archéologique gaulois de Bibracte en Saône-et-Loire où un restaurant sert des menus gaulois.

Déjà familiers de l’élevage des cochons, des bovins, des poules, des moutons, ils ramassaient les noix, les noisettes, les pommes, les baies sauvages et cultivaient l’orge pour nourrir les animaux et pour produire leur cervoise en utilisant les drêches pour confectionner des gâteaux.

Edgar Pisani toujours là

Edgar Pisani, l’ancien ministre de l’Agriculture du général De Gaulle, le père des lois d’orientation de 1960 et 1962, fondatrices de l’agriculture moderne et qui propulsèrent la France au rang de premier pays agricole de l’Europe est encore, à 92 ans, sollicité pour commenter l’évolution de l’agriculture.

Il était présent sur le stand du ministère de l’Agriculture, le 3 mars, pour assister à la remise du prix des lecteurs de l’association Terra, décerné cette année à Doan Bui pour Les Affameurs : voyage au cœur de la planète de la faim  (Éditions Privé). Le prix spécial du jury : Thierry Doré, Olivier Réchauchère, Philippe Schmidely pour Les Clés des champs : L’agriculture en questions (Éditions Quae).

Le prix de l'enseignement agricole est revenu à Erik Orsenna pour  L’avenir de l’eau  (Éditions Fayard). Edgar Pisani avait été le lauréat en 2009 avec son livre Une politique mondiale pour nourrir le monde aux éditions Springer.

Ariane séduit Martine Aubry

Au cours de sa visite du Salon, la première secrétaire du Parti socialiste s’est arrêtée une dizaine de minutes sur le stand de la pomme Ariane. Martine Aubry a pu déguster cette pomme naturellement résistante à la tavelure, à la fois sucrée et acidulée, ferme et croquante, juteuse et pétillante en bouche. Bicolore, d’un rouge profond et brillant, pailletée de lenticelles or, Ariane sait se faire remarquer.

Martine Aubry en a d’ailleurs redemandé. Elle n’a pas boudé son plaisir et s’est vue offrir comme à Bruno le Maire un tablier à l’image d’Ariane ainsi qu’un sac de pommes.

La renaissance  des races oubliées

Pour la première fois, selon l’Institut de l’élevage, les quinze races à très faible effectif étaient accueillies au Salon de l’agriculture alors que jusqu’à présent elles devaient s’organiser entre elles pour n’en présenter que trois. Cette fois, il y avait douze spécimens représentants la ferrandaise du Puy de Dôme, la mirandaise du Gers, la maraîchine du marais du Poitou, ou bien sûr, la belle villars-de-lans de l’Isère. Elles étaient là, accompagnées de leurs éleveurs passionnés.

Ces races oubliées, après quarante ans de standardisation des races, ont frôlé la disparition.

Aujourd’hui elles sont considérées comme de précieuses réserves génétiques dans lesquelles peuvent puiser les races dominantes. Pour autant, les éleveurs de ces races veulent faire valoir le capital de biodiversité que représentent leurs animaux et l’intérêt économique de conserver cette variété de races particulièrement adaptées à leur terroir.




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