RSS
Nicolas Sarkozy complète le plan de soutien
Visite présidentielle
Jura agricole et rural
Publié le:  11 mars 2010
Page 6 

Lors de son passage au Salon de l’agriculture, le samedi 6 mars, le président de la République a annoncé une rallonge de 800 millions d’euros de prêts de trésorerie et de consolidation ainsi qu’une enveloppe de 50 millions d’euros de prise en charge d’intérêts.

«Je ferai pour l’agriculture qui est un secteur stratégique ce que nous avons fait pour la crise financière ».

Nicolas Sarkozy qui n’était pas venu pour l’inauguration du Salon de l’agriculture a tenu à dissiper tout malentendu sur son positionnement aux responsables professionnels agricoles qu’il a reçus, à l’issue d’une visite de plus de deux heures sur le Salon, le samedi 6 mars dans la matinée.

Le président de la République a annoncé une enveloppe de 800 millions d’euros de prêts de trésorerie et de consolidation sur cinq ans, en complément du milliard d’euros de prêts bonifiés du plan de soutien du mois d’octobre dernier.

À cela, s’ajoutent 50 millions d’euros de prise en charge d’intérêts d’emprunts pour 2009-2010 en complément des 100 millions déjà débloqués pour les agriculteurs en difficulté. « La totalité des demandes de prêts de trésorerie et de consolidation déposés dans les délais impartis sera satisfaite », a promis le président de la République.

Changement de méthode

Face à la grogne des agriculteurs qui déplorent l’accumulation des contraintes qui pèsent sur leur compte d’exploitation, le président de la République a promis « un changement de méthode ».

Il a demandé à Bruno le Maire et à Jean-Louis Borloo de tenir un premier groupe de travail pour vérifier que toute nouvelle mesure doit faire l’objet « d’une analyse comparée avec ce qui se fait chez nos partenaires européens, une étude d’impact économique et social de cette mesure sur les filières françaises et un chiffrage du bénéfice attendu pour la société », a indiqué le président.

Mais il n’est pas allé jusqu'à dire qu’il reviendrait sur la taxe carbone et sa non-application à l’agriculture. « Je n’accepterai pas une taxe carbone si elle ne s’applique pas aux produits importés », a-t-il répondu à une question de Jean-Michel Lemétayer. Sans en dire plus.

Préférence communautaire

« L’agriculteur est un entrepreneur. Il doit vivre de prix et non de subventions ». Ces propos, le président de la République les a martelés à plusieurs reprises. C’est peut-être aussi l’amorce d’une nouvelle stratégie pour la Pac de l’après 2013. En tout cas, il a indiqué qu’il était « prêt à accepter une baisse du budget agricole à condition de faire de la préférence communautaire ».

« Je serai souple sur la question des subventions, rigide sur la préférence communautaire », a-t-il d’ailleurs précisé.

Et sur le plan international, quand la France présidera le G20 et le G8, en novembre prochain, Nicolas Sarkozy devrait annoncer une « initiative » pour promouvoir une véritable régulation des marchés de matières premières à l’échelle internationale. Car « l’agriculture ne sera jamais la variable d’ajustement » des négociations internationales, a-t-il promis.




Newsletter GRATUITE