Le GVA de la Région des Lacs poursuit ses actions autour d'un noyau dur d'une quinzaine d'adhérents. "Le petit nombre n'empêche pas de rester impliqués et de se projeter dans l'avenir", déclare Dominique Thiebaud, présidente du GVA.
L’assemblée générale du GVA, le 23 février à Clairvaux les Lacs, fut l'occasion d'évoquer le vaste chantier de modernisation entamé par les groupes de développement sur l'ensemble du département avec la FDGeda.
Mais pas question pour autant d'abandonner les fondements. Un coup d'œil sur les statuts du GVA des Lacs, datant de 1984, suffit à rappeler qu'ils ne sont pas hors sujets.
On pouvait y lire : « le GVA est une association qui a pour but la promotion d'actions de développement agricole dans le but d'améliorer les conditions de vie et de travail de ses adhérents ». Et ce grâce aux actions collectives, à l'échange de pratiques.
« Réfléchir, échanger, innover en groupe reste notre cheval de bataille », prévient la présidente, sûre qu'après « un bon dépoussiérage pour faire bouger nos GVA », des agriculteurs seront à nouveau attirés « par les valeurs communes » et la « convivialité » du groupement.
Il s'agit aussi de faire reconnaître cette action de « défricheur » auprès des organismes agricoles. Le GVA des Lacs disposait de 30 jours d'animation par an assurés par Thierry Pelletier, responsable de l'animation des GVA à la chambre d'agriculture.
La mission de Thierry Pelletier étant amenée à évoluer, la chambre d 'agriculture missionnera une nouvelle animatrice, début mai, qui aura la charge de trois secteurs : Lacs, Petite Montagne et Val de Seille.
« Cette arrivée doit être l’occasion pour les membres du groupe de redonner, à ses côtés, un souffle nouveau au GVA ».
Renforcer le travail avec les OPA
Plusieurs actions ont été menées par le GVA en 2009. Les deux tours de stabulation, en hiver, chez Thierry Monnier à Soucia et au GAEC Coutteret à Largillay ont permis de faire le point sur l'alimentation des troupeaux : les tourteaux sans soja, la réduction des concentrés, faut-il réduire le pic de lactation, la qualité des fourrages...
Les deux tours de pâturage se sont déroulés sur les parcelles du Gaec Boudet à Bornay et celles du Gaec Lucat à Beffia (exploitation en production biologique).
Toujours à la recherche de moyens pour réduire les charges sur les exploitations et améliorer le revenu, le GVA des Lacs veut renforcer le travail avec les OPA : avec le contrôle laitier, comme c'est déjà le cas, mais aussi avec le CER et le service économique de la chambre d'agriculture, pour une formule « analyse en groupe »...
« Ce type de partenariat peut, doit servir, aux agents des OPA, en leur donnant une base de références, de connaissance du secteur, des systèmes agricoles, des agriculteurs qui y vivent, de leurs demandes et questionnements », estiment les responsables du GVA. Et pour les agriculteurs, c'est le gage « d'une action collective fructueuse et moins coûteuse ».
Deux rendez-vous
Persuadés que la formation donne des leviers pour agir, les groupes de développement portent de nombreux projets de formation dans le cadre de Vivea. « Des formations qui servent à tous les agriculteurs », tiennent à rappeler les responsables de GVA.
Pour aider à faire les bons choix sur les exploitations et anticiper les évolutions, le GVA des Lacs a mis en place une formation sur l'analyse de l'information. Comment utiliser les informations qui arrivent tous azimuts dans les exploitations.
Presse, circulaires administratives, Internet... Comment les mettre au service du projet d'exploitation ? Tous les agriculteurs intéressés par ce thème seront invités à une réunion de restitution.
Pour la partie conviviale, le GVA n'est pas en reste. Il a organisé une soirée bowling et une visite domaine viticole Baud Frères au Vernois lors de l’assemblée générale en mars 2009.
Pour maintenir le lien avec les autres acteurs du territoire, les adhérents du GVA ont programmé un petit événement local : le 1er mai prochain, ils valoriseront l'image de leur groupe et de l'agriculture du secteur à travers une journée à la ferme à Blainé. Au programme : accueil des écoles qui participeront à la décoration, marché à la ferme...
Enfin, l'intervention de Benjamin Verjade de l'association Juratic, à l'issue de l'assemblée générale, a particulièrement intéressé les agriculteurs présents et devrait donner lieu à d'autres rencontres sur le thème des nouvelles technologies.


