La taxe carbone pourrait bien rester dans les cartons de Bruxelles.
« La taxe carbone aux frontières présente un nombre considérable d’inconvénients auxquels il faudrait remédier », indique la Commission européenne de Bruxelles dans un document de travail sur les différentes taxes qui pourraient être mises en place pour financer la lutte contre le réchauffement climatique.
Et d’évoquer le risque d’incompatibilité d’une telle taxe avec les règles de l’OMC et les risques de rétorsions commerciales et de représailles que pourrait prendre un certain nombre de pays, à commencer par les États-Unis, l’Inde ou la Chine.
Une taxe carbone aux frontières serait ensuite coûteuse à mettre en place. « Les coûts administratifs pourraient être très élevés, car le taux de la taxe devrait varier en fonction du niveau d’émission des produits concernés » et de leur origine. Bref une véritable usine à gaz.
Mais si la Commission est très réservée sur l’introduction d’une taxe carbone aux frontières, elle est, en revanche, très enthousiaste sur l’idée d’instaurer une taxe carbone au sein du marché intérieur européen afin de prendre en compte les émissions de CO2 dans la taxation des produits énergétiques.


