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La régulation des marchés agricoles est une des « priorités » de Nicolas Sarkozy.> |
Malgré la baisse du prix des céréales, Nicolas Sarkozy a indiqué qu’il ne reviendra pas sur les modifications du bilan de santé, à l’occasion de la visite d’une exploitation agricole en Ile-de-France, le 6 avril.
Sur le bilan de santé, je ne reculerai pas, même si c’est arrivé au plus mauvais moment pour vous (…) au moment de la chute des cours » a répondu Nicolas Sarkozy, à l’occasion de la visite d’une exploitation agricole à Buno-Bonnevaux, dans l’Essonne, le 6 avril.
« Nous l’avons fait pour assurer la pérennité de la Pac et pour avoir un maximum de pays européens derrière nous » s’est-il justifié.
Quelques instants plus tôt, Damien Greffin, président des JA d’Ile-de-France, avait interpellé le président de la République sur ce bilan de santé qui fait perdre « 100 euros par hectare » aux céréaliers.
À la veille du second tour des élections régionales, le président de la République avait reçu les responsables professionnels de la région Ile-de-France, très remontés contre le bilan de santé de la Pac. Il s’était engagé à leur rendre visite sur le terrain.
Sur l’exploitation de Samuel Herblot, le chef de l’État n’a donné comme toute réponse qu’un rendez-vous à la fin de l’année pour la réunion du comité de suivi du bilan de santé de la Pac. « On ne vous laissera pas tomber, si on s’aperçoit qu’il y a des choses à faire on les fera », a-t-il toutefois promis.
Ajoutant que sur la délicate question de la volatilité des prix agricoles et de la régulation des marchés il en faisait, l’une de « ses priorités » pour la présidence du G 20 qu’il va assurer et qui démarre en novembre 2010.
D’ailleurs a-t-il promis « un sommet des ministres de l’Agriculture pour parler de la volatilité du marché des matières premières agricoles et des matières premières en général » aura lieu dans ce cadre.
La grande distribution dans le collimateur
En attendant, le chef de l’État a indiqué que « des dispositifs fiscaux » susceptibles d’aider les agriculteurs sont inclus dans le projet de loi de modernisation agricole pour renforcer la compétitivité des exploitations agricoles. On sait que celui-ci sera examiné au Sénat le 18 mai et que l’urgence a été requise (un seul examen au Sénat et à l’Assemblée nationale, au lieu de deux habituellement), de façon à ce que la loi soit opérationnelle dès l’été prochain.
Nicolas Sarkozy n’a pas hésité non plus à tancer la grande distribution, pour lesquelles il a menacé « d’enclencher une taxe additionnelle sur les surfaces commerciales s’il n’y a pas d’accord de modération des marges », notamment en cas de crise.
Nicolas Sarkozy s’est dit prêt à tester « sur un ou deux produits » une taxe sur les prix proposée par les agriculteurs à la condition expresse « qu’elle soit compatible avec la législation européenne ».
Pas de quoi satisfaire le président des JA d’Ile-de-France qui a regretté l’absence de mesures concrètes, tout en se montrant « satisfait du déroulement de la rencontre »
Les espoirs d’Orama
Après les déclarations de Nicolas Sarkozy sur l’attention qu’il portera au sort des exploitations céréalières, Orama compte beaucoup sur les travaux du comité de suivi des grandes cultures pour mesurer l’impact du bilan de santé.
« Les travaux du comité de suivi des grandes cultures, qui vont démarrer le 14 avril, devraient permettre de prévoir avec la plus grande expertise ce que sera cet impact en fonction des récoltes, du profil des marchés et des variations de charges.
Orama fonde beaucoup d’espoir dans ces travaux.
Ils seront essentiels pour que puissent être prises à temps et avec l’intensité adéquate les mesures de compensation potentiellement nécessaires » indique l’organisation des grandes cultures.


