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Un « plan de développement » de la filière pour septembre
Assemblée générale de la FNPL
Jura agricole et rural
Publié le:  22 avril 2010
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Bruno Le Maire veut que le plan soit prêt courant septembre 2010 ; il attend les propositions de l’interprofession laitière, le Cniel, avant le 15 mai prochain

Le ministre de l’Agriculture a accepté la mise en œuvre d’un plan de développement de la filière laitière française afin d’accroître sa compétitivité, qu’il veut pour septembre. La Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) a été entendue.

Gagner la bataille de la compétitivité. » Face à l’Allemagne notamment, à la fois concurrent économique redoutable sur les marchés laitiers et partenaire politique indispensable pour la bonne marche de l’Union européenne.

Les producteurs de lait de la FNPL prennent au mot le ministre de l’Agriculture. Ils ont demandé à Bruno Le Maire, lors de leur assemblée générale réunie à Lille le 15 avril, la mise en place d’un « plan d’adaptation » de la filière laitière française, afin de la rendre plus forte face à ses concurrentes européennes.

Henri Brichart, le président de la Fédération nationale des producteurs de lait, muscle le ton : la dernière rallonge de mesures, annexée par Nicolas Sarkozy à son plan de soutien de l’agriculture d’octobre 2009, est bien loin d’être suffisante. Le ministre a donc accepté l’idée et validé le lancement des travaux pour un « plan de développement de la filière ».

Les Allemands sont en effet très compétitifs et avalent les parts de marché de la France, ce qui agace la rue de Varenne ; elle va ainsi réaliser une étude comparative sur la filière lait en France et en Allemagne pour « en tirer les conséquences ».

Les importations de lait liquide en provenance d’outre-rhin ont bondi de plus de 70 % en 2009… Pressé, Bruno Le Maire veut que le plan soit prêt courant septembre 2010 ; il attend les propositions de l’interprofession laitière, le Cniel, avant  le 15 mai prochain.

Ce plan devra « disposer des financements publics nécessaires », a-t-il encore affirmé. « Nous n’avons bien entendu pas encore établi nos propositions », indique quant à lui Henri Brichart, également président du Cniel.

Gérer l’offre dans les régions

Ce qu’entend le ministre de son côté par « plan de développement » demeure également flou. Il a simplement déclaré qu’il devra permettre d’« adapter la gestion des quotas à des stratégies définies par bassin laitier ».

Bruno Le Maire privilégie le maintien d’une production laitière sur l’ensemble du territoire, passant en particulier par « une meilleure gestion de l’offre (…) dans certaines régions » ; c’est pourquoi il préconise de « redistribuer les 2 % de hausse de quotas » dont la France dispose cette année pour en « faire bénéficier en priorité les jeunes agriculteurs et les récents investisseurs ».

Une volonté parallèle à la mise en œuvre du plan en septembre. Le plan devra enfin, selon le ministre, « favoriser les synergies entre les opérateurs à l’amont comme l’aval », au travers de regroupements par exemple, et « s’articuler avec le Grand Emprunt voulu par le chef de l’État ».




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