Les producteurs de la FNPL sont satisfaits qu’un accord ait été signé avec les industriels, le 30 mars, pour le prix du lait du deuxième trimestre 2010.
Mais « attention », a averti Henri Brichart, « nous en avons assez de ces entreprises dont le seul objectif est d’appuyer sur la tête des producteurs pour les maintenir au bord de la noyade ».
Quelques minutes avant, le président de la FNSEA, Jean-Michel Lemétayer, avait fermement dénoncé : « Je ne comprends pas qu’au sein de la FNIL [NDLR :industriels], et pour certains à la FNCL [NDLR : coopératives laitières], vous ne soyez pas capables d’imposer la même discipline qu’il y a chez les producteurs, dans vos rangs. Nous avons besoin de plus de valeur ajoutée, nous en avons marre de nous faire racketter ! »
Cinglant aussi, Henri Brichart a prévenu : « Distributeurs, transformateurs, le prix du lait aux producteurs en 2010 doit sensiblement augmenter ; il en va de notre survie mais il en va également de votre avenir. Tenez-le vous pour dit ! »
La FNPL demande aussi que le ministre « siffle enfin la fin de la partie », et rapidement, dans le projet de rachat d’Entremont par le groupe Sodiaal.
Enfin, avant toute contractualisation dans le secteur, attendue dans le projet de loi de modernisation de l’agriculture (LMA) qui arrive au Sénat le 18 mai, la FNPL réclame au préalable « d’établir un véritable rapport équilibré entre les éleveurs et le reste de la filière », via le rôle d’encadrement de l’interprofession, qui doit être dotée « d’un cadre réglementaire et opérationnel », et via une « bonne organisation » des producteurs.


