La collecte laitière recule de 2,5 % en janvier 2010 et d'après les premières indications de 1,6 % en février à cause du prix peu incitatif et des difficultés climatiques.
En janvier 2010, la collecte laitière a reculé de 2,5 % par rapport au mois de janvier 2009. Déjà très ralentie depuis le début de la campagne, la production laitière qui est toujours pénalisée par un prix du lait dégradé, a été fortement perturbée par les conditions climatiques du mois de janvier.
Fin janvier 2010, le déficit estimé atteindrait plus de 1,4 million de tonnes sous le quota national (hors réévaluation de 1 % gelé par la France pour la campagne en cours). Ainsi à deux mois de la fin de la campagne, la France se trouve en situation de nouvelle sous-réalisation record.
Sur le plan qualitatif, à fin janvier 2010, le taux de matière grasse se situe à 42,82 g/l, légèrement supérieur au niveau observé en janvier 2009. En cumul depuis le début de la campagne 2009/2010, il s’élève à 41,31 g/l, en retrait de 0,17 g/l par rapport au niveau constaté sur la même période de l’année précédente.
En cumul depuis le début de la campagne 2009/2010, le niveau de la collecte de lait corrigée de la matière grasse calculé fin janvier 2010 est en retrait de 2,7 % par rapport à la même période de la campagne précédente.
Selon les derniers sondages hebdomadaires de FranceAgriMer, la collecte laitière de février 2010 serait encore en baisse. Elle serait en recul de 1,6 % par rapport à février 2009.
Au sein de l’Europe, la production laitière est très contrastée. Elle est dynamique en Allemagne avec une croissance qui devrait leur permettre d’atteindre leur quota en fin de campagne. Au Danemark et aux Pays-Bas, les livraisons de lait s’alignent au niveau de leur référence respective. Quant à l’Irlande et au Royaume-Uni, où la collecte est en retrait, les sous-réalisations respectives pourraient atteindre plus de 10 %.


