La production et la productivité du secteur agricole malgache stagnent depuis trente ans et, avec les prix du marché, cela constitue l'une des principales causes de la pauvreté rurale.
Les marges de progrès sont principalement liées à l'accès des agriculteurs aux services de base.
Ce qui met en évidence la nécessité pour le gouvernement malgache de définir et d'intervenir avec des objectifs précis répondant aux demandes des agriculteurs, tels la formation des jeunes, la sécurité alimentaire avec la mise en place de structures techniques et économiques, des financements adaptés (micro-crédits, taux faibles), le cadastre et la propriété des terres.
Cela implique d'agir dans la durée et en parfait accord avec les organisations professionnelles et les réseaux paysans. Le partenariat entre organisations agricoles du Nord et paysannes du Sud doit être soutenu et renforcé.
Les agricultures familiales au Nord et au Sud sont confrontées au contexte international. Les politiques agricoles doivent assurer une protection tarifaire des produits alimentaires de base. Il faut faire face à la volatilité des prix agricoles mondiaux qui ne sont pas stables.
Afdi Jura, avec d'autres, renforce les capacités stratégiques et économiques des organisations professionnelles du Sud de par ses actions, au travers du soutien moral et financier qu'elle apporte et ce, grâce aux partenaires que je tiens à remercier ici.
Des sujets dont je vous invite à débattre lors de notre assemblée générale d'AFDI Bourgogne – Franche-Comté, ce jeudi 6 mai, au lycée agricole de Montmorot.


