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Les circuits courts en manque d’évaluations chiffrées
Jura agricole et rural
Publié le:  30 avril 2010
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Difficile de savoir ce que représentent les circuits courts dans l'agriculture en France. Ce manque de données chiffrées pénalise les prises de décisions des professionnels, des pouvoirs publics et n'aide pas au financement des projets par les banques.

L’absence de référentiels économiques pour mesurer la valeur ajoutée produite par les circuits courts de commercialisation reste un frein à leur développement.

Les chambres d'agriculture en faisaient l'amer constat le 7 avril dernier lors d'une journée d'échange sur les circuits courts. Véritable frein au développement de ce mode de commercialisation, l’absence de références technico-économiques pénalise d’une part la prise de décision par les services de l’État et ne facilite pas le financement de projets par les banques.

Pour tenter de combler ce vide, le ministère de l’Agriculture et l’Inra se penchent depuis peu sur des actions à engager en vue de mettre au point des indicateurs économiques. L’Inra travaille ainsi au développement d'une méthodologie pour mettre au point un référentiel économique.

Une des rares études disponibles sur les circuits courts porte sur les producteurs de légumes frais. On y apprend que plus du quart des producteurs de légumes frais écoulent leurs légumes principalement par un circuit court : vente au consommateur, vente directe à la distribution ou apport sur un marché de gros.

« Parfois, le circuit court ne constitue toutefois qu’un débouché secondaire qui vient en complément d’un mode de vente plus important (livraison à un groupement de producteur, apport sur marché de production, vente à un grossiste, un expéditeur ou une centrale d’achat...). », écrit Agreste. 27 % des exploitations légumières commercialisent plus des ¾ de leur production en circuit court.

« L’importance des circuits courts dans les régions est limitée d’une part par le potentiel de production, d’autre part par le potentiel de consommation ». Ainsi, 60 % de la production francilienne passe par un circuit court, contre 25 % pour la provençale.




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