Le 19 avril dernier, l’entreprise Agriest, grossiste en pièces détachées pour le matériel agricole, fêtait ses 30 ans et inaugurait ses nouveaux locaux à Scey-sur-Saône.
Créée en 1980 autour d’une activité de négoce de pièces de rechange pour tonnes à lisier, Agriest a bien évolué en 30 ans… en témoigne le nouveau site, récemment inauguré : une plate-forme de 15 000 m², 5 200 m² de surface couverte et 700 m² de bureaux.
Sur cette plate-forme, les mélangeurs à lisier côtoient les tapis caoutchouc destinés à améliorer le confort des vaches, tandis que dans l’entrepôt on trouvera des pièces détachées aussi bien dans le domaine du travail du sol que dans celui des transmissions, de la pulvérisation, du pneumatique…
L’entreprise emploie désormais 49 salariés, traite 36 000 commandes par an, et son catalogue dispose de 40 000 références, dont 15 000 en stock à Scey.
« Depuis trois ans nous avons entamé une réflexion sur un changement de locaux, rappelle Laurent Nuss, directeur général : pour améliorer aussi bien les conditions de travail que la qualité du stockage et la gestion des flux. »
Malgré la crise que traverse le monde agricole et ses répercussions sur le volume d’activité de l’entreprise, le conseil d’administration a maintenu le projet d’investissement.
« Personne n’aurait imaginé il y a 30 ans, quand Jacques Simond démarrait son activité en utilisant le sous-sol de son habitation comme entrepôt, l’expansion que prendrait Agriest. Je tiens à remercier les dirigeants qui ont fait le choix de rester à Scey-sur-Saône pour construire le nouveau site : la dimension pratique pour la vie des salariés a bien été prise en compte. Nous allons attirer d’autres entreprises sur cette zone artisanale et commerciale. », déclarait pour sa part Marcel Begeot, le maire de lacommune.
Implication des collectivités locales
Outre le commerce de pièces détachées, Agriest a également développé une activité de fabrication et d’usinage pour fournir les clients en pièces de rechange qui ne sont plus fabriquées par les constructeurs, sans oublier le pôle « confort animal » dont la gamme ne cesse de s’étoffer.
Dernière venue dans cette gamme, la « genouillère » en caoutchouc permet de délimiter les logettes tout en permettant aux laitières d’étirer leurs pattes avant.
Le président de la communauté de communes des Combes, Jean-Marie Le Bretton, a insisté pour sa part sur le rôle des collectivités locales dans le soutien du développement économique. « On parle souvent des impôts, mais il faut savoir que la quasi-totalité revient aux entreprises ! »
Le montage financier du projet, pour un total de 900 000 €, a en effet impliqué, outre Agriest, le Conseil général, l’État et la Communauté de communes.
Le président du conseil général, Yves Kratinger, a mis l’accent sur la dimension humaine du projet, et son rôle salutaire en période de crise. « Cet investissement a été pensé pour améliorer les conditions de travail et donc les performances des équipiers. Le contexte est peu propice à l’investissement agricole, et cette nouvelle plate-forme nous montre qu’on peut affronter la crise en poursuivant les investissements, pour en ressortir encore plus forts. »


