Comme si le marasme économique dans lequel sont plongées les filières agricoles ne suffisait pas, le ministère de l’Agriculture vient rajouter sa pierre à l’édifice. C’est à se demander parfois si tout n’est pas fait délibérément pour décourager les agriculteurs de déposer des dossiers PAC tant les embûches techniques et réglementaires se succèdent.
Il est inadmissible que des exploitants n’aient toujours pas reçu leurs formulaires de déclaration il y a 3 jours encore ! Ce n’est certainement pas de cette manière que la dématérialisation des démarches administratives sera perçue positivement et acceptée.
Les agriculteurs ont le sentiment qu'on se moque d’eux.
Les devoirs ne seraient-ils que d’un côté ? Et que dire des retards de publication des formulaires de demande de revalorisation des droits à paiements uniques, des restrictions pour les réengagements de surfaces en PHAE2, sans parler du casse-tête de la conditionnalité.
Je crois sincèrement que nous sommes arrivés à un point où il n’y a plus de cohérence entre les mesures, où chaque fonctionnaire a bâti sa propre usine à gaz sans se soucier de ce que faisait son voisin de bureau.
En attendant, ce sont les agriculteurs qui trinquent et qui doivent adapter leur situation à la rigidité du cadre établi. Jamais le dossier PAC n’a été aussi complexe à renseigner. Des exploitants, quel que soit leur niveau de formation, ont le sentiment de ne plus maîtriser le système et vivent dans la crainte du contrôle.
Je souhaite sincèrement que les Pouvoirs publics aient bien pris conscience de l’immense bazar dans lequel nous devons nous débattre à moins que ce ne soit la solution adoptée par l'administration centrale du ministère de l’Agriculture pour récupérer l’argent versé.
Depuis plusieurs mois, la FDSEA n’a de cesse de dénoncer cette situation et d’alerter les services de l’État et les élus. En tout état de cause, nous ne laisserons certainement pas la machine administrative s’emballer sans réagir !


