La volatilité des prix des engrais minéraux entre 2007 et 2009 a souligné l’exposition économique de l’agriculture à ces coûts.
Le lien étroit entre les prix des engrais minéraux et celui du pétrole est souvent considéré comme la cause principale de la flambée des prix des engrais minéraux.
D'après une étude d'Agreste, le marché mondial des engrais minéraux est la proie à de fortes tensions entre l’offre et la demande en engrais.
La France est le 7e consommateur d’engrais minéraux dans le monde avec environ 3,5 millions de tonnes d’éléments fertilisants consommés chaque année, représentant environ 2 % du marché mondial. En 1980, elle était le quatrième pays consommateur et représentait 5 % du marché mondial avec un volume alors supérieur à 2006.
Le prix des engrais payé par les agriculteurs français connaît des évolutions corrélées mais amorties par rapport aux prix mondiaux, grâce à l'industrie française. L’agriculture française ne dépend pas uniquement de la fertilisation minérale, puisque celle-ci ne représente que 45 % de la fertilisation totale contre 55 % pour les fertilisants organiques.
Par ailleurs, les dépendances des cultures à chaque élément fertilisant sont hétérogènes. L’élément azote est nécessaire au maintien des rendements, alors que pour les éléments phosphate et potassium, les apports peuvent être réduits sur plusieurs années sans trop affecter les cultures.
C’est ainsi que la consommation des unités fertilisantes minérales phosphatées et potassiques a baissé de 60 % par rapport au début des années 1990, alors que le volume de la production végétale s’est accru de 11 %.
Néanmoins, la fertilisation minérale, en particulier azotée, reste un facteur substantiel de compétitivité de l’agriculture française, notamment en grandes cultures, d'après Agreste.
Le gaz, le phosphate naturel et le sel de potassium représentent les trois ressources de base pour la production des trois éléments fertilisants principaux : l’azote (N), le phosphate (P) et le potassium (K). Le prix des matières premières constitue une part prédominante du coût de production des engrais.
Pour l’azote par exemple, le gaz naturel représente 80 % du coût de fabrication de l’ammoniaque, produit intermédiaire dans l’obtention d’engrais.
Source : Agreste


