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Alimentation des vaches taries
Jura agricole et rural
Publié le:  10 juin 2010
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Pour assurer ses futures performances, la vache doit arriver au vêlage avec la plus forte capacité d’ingestion possible, sans problème métabolique qui pourrait dégrader son appétit et avec des pieds sains pour lui assurer une bonne activité physique.

Conduite alimentaire : deux phases distinctes

En ce qui concerne l’affouragement, la période sèche comporte deux parties différentes : la phase de repos et la phase de transition.

La ration de la période de repos se caractérise par une faible valeur énergétique et par un fort encombrement. Pour une vache de 650 kg, en bon état corporel, une ration calculée pour l’équivalent d’une production de 5 à 7 litres de lait suffit, soit 7,5 UFL et 750g de PDI – 40 g de phosphore et 60g de calcium. Ces apports couvrent les besoins pour le développement du veau sans engendrer d’engraissement excessif de la vache.

La note d’état corporel ne doit pas augmenter pendant le tarissement. Une augmentation de l’état corporel durant le tarissement est souvent responsable des problèmes métaboliques connus en début de lactation (cétose,…).

En ce qui concerne la composition de la ration des vaches taries, il est recommandé d’utiliser le même fond de cuve que pour la ration de lactation afin de maintenir la flore microbienne du rumen, ce qui facilite la transition alimentaire. Si un ensilage de maïs entre dans la composition de la ration, il devra être distribué en quantité limitée aux vaches taries (6kg de MS maxi).

Pour les vaches taries conduites au pâturage, on évitera de les placer sur des prairies trop riches (herbe jeune, proportion importante de légumineuses). L’idéal reste le pâturage d’une herbe épiée, riche en fibre de façon à favoriser l’encombrement.

La ration de pré-vêlage

Si la première période permet à la vache de récupérer de la lactation précédente, la deuxième phase a pour but de préparer la vache à sa nouvelle lactation.

Cette période de transition débute trois semaines avant le vêlage. La flore microbienne doit alors être la plus importante et la plus adaptée possible à la future ration des vaches en lactation. Pour cette raison, la ration de transition doit contenir l’ensemble des constituants de la ration des vaches lactantes. Les quantités resteront modérées afin d’atteindre  un apport de 8,5 UFL.

La ration devra rester encombrante (foin grossier ou bonne paille) dans le but de maintenir un volume important dans le rumen, garant d’une ingestion maximale en début de lactation.




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