Dans le cadre du suivi de l'action “ mise en place des contrats de lutte sur le massif jurassien”, la FREDON a organisé une rencontre réunissant une quarantaine d'agriculteurs engagés en contrat de lutte raisonnée. L'objectif de cette séance était d'exposer plusieurs méthodes d'intégrer la boite à outils au sein des exploitations.
Dans un premier temps, Fabrice Cuenot, président de la FDGDON du Doubs, a rappelé les actualités en terme de travail sur la loi de modernisation agricole notamment la mise en place de fonds de mutualisation sanitaire dans le cadre de la problématique du campagnol terrestre.
Puis, la FREDON a ensuite présenté une stratégie appliquée sur 4 exploitations de la commune de Les Combes qui se situe dans une dynamique de pullulation de campagnols. Les surfaces des exploitations ne sont pas proches géographiquement mais réparties en 3 zones (100 Ha, 40 Ha et 40 Ha). L'ensemble de la boîte à outils est utilisé à l'échelle du parcellaire des quatre agriculteurs et s'adapte aux atouts et contraintes des systèmes d'exploitations. Ils mettent en place une lutte permanente : intégration de la surveillance des populations dans les tâches saisonnières, réalisation de chantiers de gazage en collectif, traitement “broma” régulier au cours de l'année, rattrapage du traitement au fusil à blé, mise en place de l'alternance fauche/pâture, accentuation du pâturage par les chevaux et nettoyage des refus. Le coût de la lutte raisonnée (produits), hors frais de mécanisation, est de 6.50¨ /Ha par années en moyenne pour les 4 exploitations contre 122¨/Ha de perte pour l’une d’entre elles lors du dernier cycle 2005/2006.
Durant la visite des parcelles, les agriculteurs n'ont pas vu le “zéro campagnol ” mais des parcelles peu infestées par rapport aux parcelles environnantes. Des témoignages sont venus compléter la visite, ce qui a permis le partage des expériences. Par exemple, sur le secteur de Charquemont, des agriculteurs pratiquent davantage le gazon court, par conséquent accentuent la destruction des galeries par le passage des animaux.
Il est important de souligner le résultat du réseau SAGIR (qui répertorie les cadavres de faune non-cible depuis 1996) : en 2009, aucun cadavre n'a été retrouvé mort dû à l'empoisonnement à la bromadiolone.
Cet après-midi qui fut riche en échange.


