À l’occasion de la Journée de la femme, il est important de rappeler que l’agriculture se conjugue aussi au féminin, avec des valeurs fortes et précieuses. Au sein des Jeunes Agriculteurs, elles sont près de 10% à exercer avec talent et passion leur métier, tout en adhérant et en participant à la vie de leur syndicat. Rappels en chiffres et en portraits...
Viticultrices, éleveuses, céréalières, maraîchères... leur point commun : la combativité et la passion ! Alors que les consommateurs sont de plus en plus désorientés et que la valorisation des produits agricoles reste un combat de tous les jours, les jeunes agricultrices veulent fournir une alimentation accessible, sûre et de qualité à l’ensemble de nos citoyens.
La nouvelle génération de femmes en agriculture a réellement quelque chose à apporter, un élan vital, une authenticité et un parler vrai.
Les femmes représentent un quart de la population des chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole en activité au 1er janvier 2009.
Elles choisissent comme activité principale l’élevage bovin lait (19%), les cultures céréalières et industrielles (15%), les cultures et élevages non spécialisés, polyculture, poly-élevage (13%).
La superficie occupée par les femmes chefs d’exploitation est de 4,7 millions d’hectares contre 19,7 millions d’hectares pour les hommes.
(source MSA)
Portraits…
Carole Doré : « Nos grands défis : la diversité des productions, l’organisation des filières, la compétitivité de notre agriculture et l’installation des jeunes, en France et en Europe ! ». Carole Doré, vice-présidente de JA en charge du dossier PAC, est installée depuis 1998 dans l’Aisne sur une exploitation de 245 hectares. Sa production est variée : blé, colza, maïs grain, orge, avoine, betterave ; haricots de Soissons et vigne classée AOC. Elle tient également un magasin de produits du terroir.
Aurélie Pascal : « Je fais un métier moderne, dynamique et créatif, où il faut aussi savoir rebondir ! ». Fille d’agriculteurs originaires des Pyrénées orientales, Aurélie Pascal s’installe en 2004. À vingt-sept ans elle exploite 28 hectares de vergers pêches et nectarines (dont deux hectares en bio). Un hectare de serre de concombres et un autre de tomates grappe sont cultivés en culture d’hiver. Elle est présidente des JA Pyrénées Orientales, militant pour défendre son métier et son potentiel.
Christelle Marguier : « Je ne voulais pas rester seule sur une exploitation. En rencontrant d'autres JA, nous travaillons à la promotion de notre métier et de ce territoire où j'ai toujours vécu ». Christelle Marguier, préside depuis deux ans les JA du canton de Nozeroy, dans le Jura. Elle a été une des chevilles ouvrières de l'organisation de cette assemblée générale de JA 39. Cette ancienne lauréate de la finale nationale de pointage, mère de deux garçons, est installée depuis 2006 aux côtés de son mari Régis, au sein de l'EARL éponyme, à Censeau. Le couple produit du lait à comté, avec un quota de 305 000 litres livrés à la coopérative du Plateau de Nozeroy.
Le profil type de la jeune agricultrice 3 (installée avec les aides de l’État)
La part des femmes bénéficiaires de la DJA (Dotation Jeune agriculteurs) est stabilisée depuis le début des années 90 autour de 20%. La jeune femme qui décide de s’installer en agriculture a environ 32 ans. Elle est le plus souvent d’origine agricole (70%) et s’’installe sur la ferme familiale (70%) en société (65%). Avant d’exercer le métier à temps plein (98%), elle a obtenu au minimum un BAC Pro option « conduite et gestion de l’exploitation », voire un BTS (30%).
Le savez-vous ?
Il y a eu 5062 installations aidées par l’État en 2010, 96 % de taux de réussite, dix ans après l’installation en agriculture, 30% : c’est la proportion de jeunes non issus du milieu agricole (Hors Cadre Familial) qui choisissent de devenir agriculteurs.


