Un juillet frais et pluvieux succède à un printemps très sec. Ce scénario météorologique inattendu n’inverse pas encore les tendances lourdes de 2011, avec des précipitations insuffisantes et des températures supérieures aux normales saisonnières.
Les précipitations de juillet apportent de l’eau en abondance dans les treize stations du centre-est de la France, de manière supérieure à la normale. Chambéry est abondamment arrosée, avec 171 millimètres (mm), tout comme Montélimar (139,6 au lieu de 62,6 mm) et Saint-Geoirs (163,3 au lieu de 65,1 mm) qui reçoivent plus du double des pluies attendues pour un mois de juillet.
Tout au sud, Lanas (Ardèche) se contente de 60 mm, un cumul de précipitations une fois et demie plus important que la normale. Résultat, l’ensemble des relevés affiche des cumuls de pluies supérieurs d’un minimum de 140 % à la normale.
Ces inhabituelles précipitations estivales ne suffisent pas encore à pallier le déficit d’eau creusé depuis le début de l’année 2011. Depuis janvier 2011, seule Saint-Geoirs affiche un cumul de pluies supérieur à la normale avec 535,8 contre 493,5 mm selon la normale.
Le manque d’eau depuis le début de l’année reste important, au mieux de 14 % (à Lyon-Saint-Exupéry, 407 contre 471,1 mm selon la normale) à 29 % (à Montmorot, 456,6 mm de pluies contre 638 mm selon la normale).
Le déficit reste important aussi depuis le début de la saison végétative, au mois d’avril. Le sud présente une situation encore critique à Lanas avec seulement 37 % des précipitations de la normale saisonnière ou à Montélimar avec seulement 61 %.
Depuis le début de la période de recharge des nappes en septembre 2010, paradoxalement seule Lanas dispose de précipitations conformes à la normale saisonnière. Les autres stations constatent un manque d’eau durable, 25 % d'eau en moins dans les Alpes (Bourg-Saint-Maurice et Chambéry) à moins de 10 % à Saint-Geoirs, Saint-Etienne et les Sauvages (Rhône).
Des températures fraîches
Corollaire de ce juillet pluvieux, les relevés de températures en base 0°C de juin confirment l’impression de fraîcheur.
Toutes les stations indiquent un repli d’environ 10% des températures, moindre dans le sud (7% à Lanas, 8 % à Montélimar), moyen dans les Alpes (10%), davantage à Saint-Geoirs (15%) ou aux Sauvages (16 %).
La même situation prévaut dans l’observation des températures supérieures à 8 °C, donc favorable à la croissance végétative. Les deux stations de Saint-Geoirs et des Sauvages affichent un taux de températures supérieures à 8 °C en recul important, de 13 % en Isère et de 19 % dans le Rhône.
Ces deux stations présentent ainsi un bilan de températures en base 8 °C inférieur à la normale saisonnière, pour la période en cours depuis septembre 2010.
Le bilan hydrique potentiel, la différence entre les apports par les précipitations et les pertes supposées égales à l'ETP, se montre généralement déséquilibré.
Le rapport pluies/ETP reste souvent déficitaire, comme à Montélimar où il a plu 129,6 millimètres pendant que les cultures perdent 177 mm en évapotranspiration. Thonon-les-Bains et Mâcon affichent des déséquilibres moins sensibles, avec respectivement 130,8 et 127,2 mm d’ ETP contre 117,5 et 109,7 mm de précipitations.


