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Le paillage horticole et la litière équine à base de miscanthus se développent. La plante absorbe 4 fois sont poids en liquide. |
L'usine Bourgogne Pellets basée à Aiserey a broyé ses premières bottes de miscanthus cet été. La demande augmente et 200 ha supplémentaires pourront être implantées en 2012
La première récolte s’est effectuée cette année avec succès et les demandes en granulés de miscanthus augmentent », signale Philippe Bejot, responsable de la production à la SICA Bourgogne Pellets à Aiserey (Côte d'Or).
Pour répondre au marché, il faut développer la culture. « Pour cela, il nous faut trouver des surfaces. L'objectif n'est pas de planter 50 hectares par exploitation mais plutôt deux, trois voire cinq hectares ». Les agriculteurs intéressés pourront assister aux réunions d'informations qui auront lieu en Côte d'Or, en Saône et Loire et dans le Jura d'ici le 13 septembre.
350 euros/ha de marge nette
Une fois l'implantation réalisée, le miscanthus ne nécessite plus d'intrants, le seul coût annuel étant la récolte. La marge nette annoncée, tous frais déduits, est de 350 euros par hectare pour un rendement moyen de 16 tonnes de matière sèche, en sol profond.
Et un prix minimum garanti au producteur de 70 euros/t de MS. « Pour l'instant la culture n'est pas compétitive par rapport à une culture alimentaire mais il faudrait la comparer sur le long terme », commente Philippe Béjot, responsable de la production à Bourgogne Pellets.
Le miscanthus se développera d'autant plus rapidement que seront levés deux freins : le manque de rhizome et la logistique nécessaire pour planter. « Nous envisageons un développement de 200 à 300 ha par an sur un rayon de 70 km autour de l'usine et la commercialisation de nos propres rhizomes à partir de 2012 », indique ce dernier.
Valoriser le site
La SICA Bourgogne Pellets développe les utilisations du miscanthus : litière, paillage, chauffage et plastique, en partenariat avec la société commerciale Terr'Nova. Terr'Nova a été créée par Bourgogne Pellets, la coopérative Sidesup (Loiret) qui produit également du miscanthus, Chanvre énergie, et a reçu un appui financier de la CGB. Elle permet de mutualiser la recherche et le développement et de répondre à des marchés plus importants en volume au plan national.
La SICA Bourgogne Pellets créée avec les parts sociales des anciens betteraviers et dirigée par un conseil d'administration d'une dizaine d'agriculteurs a souhaité en parallèle du développement de la biomasse (miscanthus, switchgrass), diversifier ses activités par le biais d'une SCI.
Sur le site de 14 ha correspondant à l'ancienne sucrerie, la SICA est propriétaire de 1,5 ha. Elle peut y stocker des issus de céréales qui sont transformés par les deux presses de l'usine en granulés entrant dans la composition d'aliments du bétail. Un travail à façon réalisé pour le compte de Dijon Céréales.
La société développe également le négoce de granulés de bois et s'est équipée d'un camion souffleur et de boisseaux de stockage.
Miscanthus : on recrute !
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Des réunions d'informations sont organisées par le groupe cultures biomasses DR-PRN Bourgogne-Franche Comté, en collaboration avec les chambres d'agriculture aux dates suivantes :
- Vendredi 2 septembre à 9h à l'ancienne sucrerie d'Aiserey
- Mercredi 7 septembre à 9h à la salle polyvalente de Champdivers
- Vendredi 9 septembre à 9h à la salle polyvalente de Rye
- Mardi 13 septembre à 9h à la salle polyvalente de St Bonnet en Bresse.
Au programme : découvrir ces nouvelles cultures pérennes (miscanthus, switchgrass) et apporter les informations nécessaires pour décider de leur implantation.
Bourgogne Pellets tiendra également un stand à la fête de l’agriculture le 4 septembre à Chamblay.
Filières
Chauffage
Le miscanthus est une biomasse produite localement, implantée pour 15 à 20 ans et présentant un bon pouvoir calorifique : 2,1 tonnes de granulés de miscanthus équivalent à 1 000 litres de fuel. En France, la plante est principalement valorisée en interne par les coopératives pour la production de chaleur (déshydratation de luzerne et de betterave), ou pour des chaufferies de collectivités.
3 000 hectares
C'est la surface de miscanthus implantée en France sur une ligne allant de La Rochelle à Strasbourg, en passant par Dijon et Colmar, le Jura étant le département le plus au sud. Dans la majorité des cas, les producteurs passent des contrats avec des coopératives qui assurent la plantation et la transformation. Ces coopératives se sont regroupées au sein de l'association France Miscanthus.
En Europe
Au niveau européen, les surfaces de miscanthus sont encore peu développées, entre 10 000 et 15 000 ha. En Angleterre, 7 000 ha sont destinés à la production d'électricité en remplacement du charbon : la plante, récoltée en bottes, alimente d'immenses chaufferies à paille.
Le miscanthus s'est également développé en Autriche, Italie, Allemagne, Danemark et Pologne.
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Les bottes sont emmenées vers un déchiqueteur puis broyées en bout de moins d'1 mm. |


