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Claire Claveirole quitte le CIVJ. L'ancienne directrice aura travaillé avec le président Jean-Charles Tissot (à droite) au développement des actions de promotion du vignoble jurassien. À leur côté, Baudouin de Chassey, nouveau directeur du CIVJ depuis cet été. |
Le vignoble du Jura est une destination touristique à valoriser. C'est fort de cette idée que le CIVJ, comité interprofessionnel des vins du Jura, veut développer l'oenotourisme. Autre action phare de l'année : le lancement d'un nouveau concept, le camion de prospection. "Si le touriste ne vient pas à nous, nous irons à lui..."
Cet été, le nouveau camion du CIVJ n'est pas passé inaperçu. Customisé aux couleurs des vins du Jura, il s'est installé sur les plages des lacs jurassiens, dans les stations du Haut-Jura, devant les offices de tourisme.... En une trentaine de points stratégiques pour rencontrer les touristes de passage.
À son bord, une sélection de vins du Jura et des plaquettes d'information sur le vignoble. L'objectif n'est pas de vendre mais de faire déguster et d'inciter à se rendre directement chez les vignerons.
Ce camion de prospection est une première dans le vignoble français. Dans le sens où il est financé par une interprofession. «Cet investissement correspond au coût d'une campagne d'affichage sur une année et nous permet d'aller à la rencontre des touristes là où ils sont, notamment dans le Haut-Jura où le dispositif d'affichage est faible», explique Jean-Charles Tissot, président du CIVJ.
Valoriser les vins et les paysages du vignoble
Le camion n'a pas fini de sillonner les routes du Jura, été comme hiver. Mais il est la partie visible de l'iceberg. En coulisse le CIVJ mène des actions plus classiques : campagne d'affichages dans les principales villes de Franche-Comté, encartage de 300 000 magazines des Vins du Jura dans la presse, réédition d'un guide de 40 pages enrichi de recettes, partenariat avec les restaurateurs (500 000 sets de tables, jurabag), accueil de journalistes, formations dans les écoles de sommelleries...
Sans oublier la participation à la Percée du Vin jaune, dont la 14è édition à Poligny a réuni 52 000 visiteurs, et à d'autres événements non-viticoles.
L'autre grande ambition collective du CIVJ est de développer ce que d'autres vignobles ont déjà proposé avec succès : l'oenotourisme. En un mot : valoriser la destination "Jura" à travers les vins et les paysages du vignoble. «Nous testons cette année notre capacité à créer et à développer une communication et une gamme de séjours en commun», indique le président du CIVJ.
L'interprofession entend valoriser en premier l'existant et cela commence par la Route des Vins du Jura avec une réédition de la carte des Routes, des kits d'animations à destination des adultes et des enfants (Le livret du petit vigneron jurassien), plusieurs rencontres entre restaurateurs et vignerons... mais aussi une meilleure signalisation des entrées et sortie de vignobles, et des AOC, avant la fin de l'année.
Premiers pas vers une offre plus structurée qui devra se raisonner en fonction des atouts de chaque territoire : capacité d'accueil, intérêt culturel, sites remarquables...
« A vous de créer des occasions de découverte du vignoble, en mettant tout le monde autour de la table : vignerons, restaurateurs, agents touristiques... c'est la clé de la réussite », prévient Alexandre Lazareff, membre fondateur du Conseil Supérieur de l'Œnotourisme (CNO), venu présenter le concept aux vignerons lors de la dernière assemblée générale du CIVJ. Une idée qui ne réjouit pas forcément les vignerons un peu excentrés de ces grands pôles d'attractions.
En attendant, le vignoble du Jura dans son ensemble va s'inscrire dans cette démarche de labelisation proposée par le CNO et rejoindra la vingtaine de destination déjà labélisées par les ministères de l'Agriculture et du Tourisme. L'année qui vient sera mise à profit pour mûrir le projet.


