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Exemple d’une extension et isolation par l’extérieur à Glanon Arborès |
C’est l’approche qu’a le cabinet d’architecture Arborès. Sa fondatrice Émilie Devillers privilégie les matériaux sains, les performances énergétiques et les lignes contemporaines.
Aujourd’hui, son concept d’architecture écologique semble dans l’air du temps. Sauf qu’il y a sept ans quand Émilie Devillers a lancé son cabinet d’architecture orienté vers la conception bioclimatique, l’éco-construction, la réduction de la consommation d’énergie, elle faisait partie des pionnières à Besançon.
Actuellement, Arborès est à nouveau parmi les cabinets d’architecture à la pointe qui appliquent une simulation thermique dynamique sur ces constructions.
Cette jeune bisontine d’origine, diplômée de l’école d’architecture de Lyon, s’est déjà illustrée par le passé pour son style avantgardiste puisqu’elle a remporté le prix de la jeune architecture de Lyon dans la catégorie architecture contemporaine, logements et bâtiments publics.
Elle voue une passion pour les bâtiments et techniques de construction à l’ancienne comme la conception bioclimatique, la rénovation écologique, la construction en ossature bois et en bottes de paille ou encore l’utilisation de la chaux... Pourtant, Émilie Devillers «crée des constructions modernes car j’ai été formée à cela mais aussi parce que j’avais envie de concevoir des projets pour les particuliers, essentiellement.» Ce qui est rare pour un architecte.
Bâtir une relation de confiance
Son truc à elle, c’est de créer une relation de confiance avec son client, de percevoir ses habitudes, sa façon de vivre, d’analyser ses besoins, bref de bien cerner sa personnalité et celle de sa famille et de l’imaginer dans son futur home sweet home.
Outre cette approche intimiste, l’architecte doit prendre en compte la configuration du terrain et son orientation afin d’adapter la construction pour en tirer le meilleur (éclairage naturel, absorption de calories, protections...). Enfin, elle joue également sur la forme architecturale ; moderne évidemment.
Reste ensuite à résoudre les contraintes réglementaires du type plan d’urbanisme, gênes visuelles, environnement paysager et de traduire la commande par une esquisse de faisabilité et une maquette. « On amène des propositions. On accompagne le projet après c’est au client de faire un choix », confie Émilie Devillers.
À coup sûr, le client est séduit car elle ne ménage pas son énergie pour écouter son client et lui apporter entière satisfaction tant sur le plan visuel que sur le plan environnemental.
En effet les conceptions de chez Arborès sont situées entre la construction basse consommation et la maison passive donc très peu énergivores.
De plus, les matériaux utilisés sont choisis en fonction de leur non émission de composés organiques volatils. L’isolation — par de la fibre de bois bien souvent car très dense et avec une bonne régulation à l’humidité sans compter la facilité de mise en oeuvre —, la pose de barrière vapeur et de ventilation double flux sont les clés de voûte de ces conceptions.
Côté style, le bois a le vent en poupe incontestablement et c’est tant mieux pour la seconde région forestière de France. « Depuis ces trois dernières années, la demande a explosé. On travaille pratiquement à 100 % sur de la construction bois », confie Émilie Devillers.
D’ailleurs, les réalisations du cabinet Arborès seront à découvrir lors du Mois de la construction bois qui s’ouvre du 1er au 30 octobre prochain. Ainsi, le 15 octobre, le public pourra apprécier le projet de rénovation, lauréat du programme Effilogis lancé par la Région et l’Ademe, à Vaire-le-Petit.
Le 22 octobre, ce sera au tour d’une maison bois en cours de construction aux Pontets.


