Les représentants des FRSEA de Bourgogne et Franche-Comté ont pu échanger avec Daniel Prieur, secrétaire général adjoint de la FNSEA et Robert Verger, membre du bureau de la FNSEA, sur les dossiers d'actualités et la campagne syndicale de l'hiver. Il fut aussi question du parc national, de la pétition pour les retraites, des droits de plantation viticoles….
Accueillis à Dole le 23 novembre par Frédéric Perrot et Francis Letellier, respectivement présidents de la FRSEA Franche-Comté et de la FRSEA Bourgogne, les responsables des FDSEA ont été invités à faire remonter les questions du terrain auprès de leurs responsables nationaux.
L'actualité des filières et l'organisation des marchés ont guidé le programme de la matinée. Et principalement les difficultés de contractualisation en filière laitière, notamment avec le groupe Lactalis. En viande bovine, le GIE export a apporté une bouffée d'oxygène sur le marché. «Mais, estime Daniel Prieur, il faut absolument le faire vivre dans le temps et garder ces nouveaux pays qui sont devenus acheteurs».
Avec les céréales, le débat s'oriente rapidement sur le volet environnemental. «Les agriculteurs voient, avec inquiétude, les directives et les lois qui s'empilent. Il devient de plus en plus difficile d'exercer le métier, surtout en zones vulnérables, avec des exigences environnementales qui sont de plus en plus grandes», alertent les représentants FDSEA.
Les agriculteurs restent de ce point de vue mobilisés contre un projet de parc national en Basse vallée du Doubs et de la Loue. Pour faire comprendre les raisons de cette opposition, un grand rassemblement est prévu le 14 décembre à Chaussin en soirée avec de nombreux témoignages d'élus et d'agriculteurs autour du collectif national "Des racines et des hommes", qui défend le principe "protéger sans interdire".
Se mobiliser pour les retraites
La rencontre FRSEA/FNSEA a également permis de faire le point sur le dossier "sécheresse et calamités agricoles", l'opération paille, les cultures de légumes, ainsi que le dossier "grands prédateurs". Les anciens agriculteurs n'ont pas oublié de soulever la question de l'amélioration des retraites agricoles, qui fait actuellement l'objet d'une pétition sur Internet et qui sera adressée au Président de la République.
«Cette question doit absolument être inscrite dans les propositions pour l'agriculture qui seront remises aux candidats à l'élection présidentielle», insistent les participants. L'ensemble de ces propositions seront présentées pendant le salon de l'agriculture à Paris.
PAC : ne pas griller les étapes
L'après-midi était centrée davantage sur les méthodes d'animation des syndicats locaux. «Le travail d'animation doit permettre de se réapproprier le rapport d'orientation présenté au congrès de la FNSEA sur le thème de la croissance durable. L'objectif est de se structurer autour de 8 points clés issus du rapport, se remettre dans l'animation locale et faire des propositions.
En résumé, transformer les idées en actions», explique Robert Verger, membre du bureau de la FNSEA. La perspective des élections à la chambre d'agriculture en 2013, et la mobilisation qui l'accompagne sur le terrain, sont bien sûr une motivation supplémentaire, mais cette méthode sera appliquée à bien d'autres questions d'actualité, comme les adaptations nationales de la PAC. «C'est un sujet brûlant, tout le monde en parle, mais nous refusons, à la FNSEA, de sortir déjà les calculettes et de griller les étapes.
La phase budgétaire de la PAC est encore en débat. Il nous reste à voir ce que nous pouvons négocier au niveau européen, avant de parler d'adaptations nationales, sans doute ce printemps».
Gardons les droits de plantation pour les vignes
Robert Vergne, viticulteur et président de la FDSEA du Rhône, est également coresponsable de la commission viticole de la FNSEA.
C'est à ce titre qu'il se rendra cette semaine à la commission européenne pour défendre à nouveau le dossier concernant les droits de plantation viticoles. « Il ne nous manque plus qu'un pays, une voix, pour demander à Bruxelles de revenir sur sa décision de libéraliser les droits de plantation », indique le représentant national.
Un axe européen des zones herbagères
Les zones défavorisées et de Piémont sont actuellement en sursis, rappelle Daniel Prieur. Nos régions et la FNSEA portent le dossier au niveau national pour que les zones fortement herbagères et forestières comme les nôtres restent dans la carte des compensations de handicap.
Au niveau européen, la France est isolée mais nous militons pour que se crée un axe des pays concernés par ce sujet : la France, l'Allemagne, la Pologne et l'Angleterre.


