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La tuberculose sous surveillance
Groupement de défense sanitaire
Jura agricole et rural
Publié le:  09 décembre 2011
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L'exemple de la Côte d'Or montre que la surveillance ne doit pas se relâcher face à la tuberculose bovine. Et ce d'autant plus que l'épidémie est aujourd'hui aux portes du Jura. Le sujet a été au centre des discussions de la dernière assemblée générale du Groupement de Défense Sanitaire du Jura.

Sujet sensible que celui de la tuberculose en Côte d'Or !

Lors de la dernière assemblée générale annuelle du Groupement de défense sanitaire du Jura qui s'est tenue à la maison du temps libre de Villeneuve-sous-Pymont, Patrick Raffat, administrateur et ancien président du GDS de Côte d'Or était venu pour témoigner de la situation que connait son département eu égard à cette épidémie qui s'était déjà déclaré dans les années 90, 10 foyers ayant été détectés entre 1988 et 1997.

Le département étant déclaré indemne en l'an 2000, les tuberculinations ont été arrêtées pendant trois ans. Jusqu'à ce qu'un nouveau cas soit identifié en 2002, à Pouilly-en-Auxois puis d'autres, l'année suivante, à Vitteaux.

A l'époque, l'abattage total a généré différents problèmes de sous-déclaration du nombre de cas : un vétérinaire doit d'ailleurs en répondre devant la justice alors qu'un éleveur a été exclu du GDS 21…

Entre 2002 et 2010 126 foyers sont apparus dont 43 pour la seule année 2010 dont 11 recontaminations (deux élevages étant contaminés pour la troisième fois).

Des mesures très complexes ont été mise sen place mais il semblerait que les contaminations puissent être externes aux troupeaux. Le blaireau est porteur de la tuberculose (17 cas positifs), le sanglier également (11 cas) et la maladie peut être transmise par le loup.

En Côte d'or, deux zones sont particulièrement touchées par deux souches distinctes : la BCG au nord-ouest et la GB3S au centre sud. Une prophylaxie généralisée a de nouveau été réalisée en 2011, mettant en évidence 21 foyers dont 4 recontaminations.

Aux portes du Jura

En ce qui concerne le Jura, la prohylaxie a été supprimée en 2003 sauf pour les cheptels nécessitant un suivi particulier suite à une suspicion ou une infection. La surveillance s'effectue majoritairement à l'abattoir ou à l'occasion des introductions de bovins.

Cette année, trois suspicions ont été déclenchées dans le Jura : une suite à une lésion observée à l'abattoir, une suite à un contrôle d'introduction, une suite à la prophylaxie.

Le Jura a par ailleurs encore été impacté par les foyers déclarés en 2011 en Côte d'Or. Les enquêtes épidémiologiques ont montré que 36 bovins issus de ces foyers avaient été introduits au cours des cinq dernières années dans 12 cheptels jurassiens.

La situation des troupeaux jurassiens concernés a été analysée au cas par cas et des investigations ont été conduites dans les cheptels placés sous surveillance.

Enfin, depuis quelques années, des animaux sauvages ont été reconnus infectés dans plusieurs zones de prévalence de tuberculose bovine, ce qui a motivé la création d'un réseau de surveillance épidémiologique de la tuberculose bovine dans la faune sauvage, dénommé Sylvatub.

La mise en œuvre des activités de surveillance fait l'objet d'adaptations en fonction du niveau de risque local, classé de 1 à 3. Dans le Jura, classé en niveau 1 – le plus faible – la surveillance porte sur les cervidés et les sangliers porteurs de lésions suspectes détectées lors de l'examen initial de venaison, ainsi que sur les sangliers, cervidés et blaireaux prélevés par le réseau SAGIR.

La boucle auriculaire

Outre le tour d'horizon de la situation concernant les maladies réglementées, l'assemblée a évoqué une technique qui suscite beaucoup d'espoirs dans le plan d'éradication de la BVD, celle du prélèvement de cartilage par boucle auriculaire.

Cette méthode permet, grâce à une boucle emporte-pièce placée sur l'oreille et dès la naissance du veau, de repérer les animaux IPI (Infecté Permanent Imunotolérant), porteurs permanents du virus BVD.

En France, les boucles et les techniques d'analyse doivent être testées avant d'être reconnues. La Franche-Comté a été volontaire pour s'engager dans cette expérimentation qui devra déboucher sur une validation dans le courant de l'année 2012.

3000 boucles sont à poser dont 758 pour le Jura, sur 9 exploitations volontaires. Ces éleveurs s'engagent à garder les mâles non négatifs sur cartilage pour un recontrôle sur sang, un mois après, et à payer les frais de recontrôle des non négatifs.

Les premiers résultats ont été donnés à l'échéance du 15 octobre. Sur 445 résultats obtenus des 465 naissances : 22 positifs soit 4,94%, 6 virémiques transitoires, 12 IPI confirmés, 4 en attente et 223 négatifs.




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